jeudi , 12 décembre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Le Judo oranais en deuil</span>:<br><span style='color:red;'>Disparition de l’entraîneur et éducateur Houari Bouziani</span>
© Ouest Tribune

Le Judo oranais en deuil:
Disparition de l’entraîneur et éducateur Houari Bouziani

C’est avec consternation et peine que la famille du judo oranais a appris la disparition du maître et entraîneur de judo, Houari Bouziani 4ème Dan, à l’âge de 52 ans.

La triste nouvelle a vite circulé ce lundi passé dans toute la ville, notamment au quartier Maraval où il résidait et gérait une salle. Il était plein de vie et d’ambitions, avant d’être rappelé à Dieu suite à une brève maladie qui l’a emporté en silence. Une foule immense l’a accompagné à sa dernière demeure. Sa discrétion, sa gentillesse et ses compétences dans le travail, ne lui ont valu que du respect, de part de tous. Il avait fait ses débuts en tant qu’athlète au quartier El Hamri chez le regretté maître Tsouria où il a appris les rudiments de la discipline. Après avoir acquis une certaine notoriété, il deviendra par la suite, entraîneur, pour activer dans la formation des jeunes. Il a longtemps souffert pour acquérir une salle, mais en vain… Finalement, il a loué une salle pour son activité au judo, de même que son domicile se trouvant à l’étage et ce, de ses propres moyens. Cela, ne l’a jamais découragé pour poursuivre son travail de formation.

Ce monsieur du Judo, a formé de nombreux jeunes et avait beaucoup d’ambitions pour la discipline. Certains de ses proches ou des judokas qui l’ont côtoyé, le regrettent amèrement et n’ont pas manqué de montrer leur colère vu sa marginalisation et auraient bien aimé une bonne prise en charge lors de son hospitalisation. Le Dr Mazouz Sid Ahmed, un ancien champion de judo et président de la commission médiale auprès de la ligue oranaise de judo, n’a pas caché amertume: «On aurait aimé une bonne prise en charge du défunt lors de son hospitalisation». Je suis révolté suite à cette perte, sans qu’on ne puisse faire quelque chose. Le regretté Bouziani Houari, était humble et vivait dans une situation précaire. Avant sa disparition, d’autres athlètes et entraîneurs ont connu le même sort, je citerai entre autres les regrettés maître Hasni Bensalem, Tsouria, Hadj Hassan, Darem, maître Yazid, qui sont partis sur la pointe des pieds et dans l’anonymat. Ce n’est pas normal que des personnes qui avaient marqué leur temps et sacrifié leur vie pour le sport, soient occultées, surtout les éducateurs qui avaient contribué à l’insertion des jeunes dans les quartiers populaires. Je souhaiterai de la part des autorités locales ou des chargés du sport, qu’on répare cette impair, pour que la famille du défunt et ses enfants puissent bénéficier d’un logement décent».

B.Sadek