vendredi , 21 février 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Il a pris ses fonctions de ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement </span>:<br><span style='color:red;'>Du pain sur la planche pour Ammar Belhimer</span>

Il a pris ses fonctions de ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement :
Du pain sur la planche pour Ammar Belhimer

Il va de soi que le nouveau ministre de la Communication est face à une situation des plus complexes dans un secteur qui compte plus d’une centaine de publications et d’au moins 5 chaînes privées, agréées mais qui évoluent dans un univers gris semi-clandestin.

Un homme du secteur prendra la charge de la communication. Remplaçant Hassane Rabehi, à la tête du département de la Communication, il a pris, hier, ses nouvelles fonctions de ministre mais également de porte-parole du gouvernement. Journaliste de profession, mais également intellectuel de haut rang, auteur de plusieurs ouvrages, le dernier poste de M.Belhimer, avant sa promotion au rang de ministre de la République était celui d’enseignant universitaire. Alliant droit constitutionnel, économie et journalisme, le profil du nouveau ministre de la Communication est on ne peut plus parfait. Cet intermédiaire avec la presse nationale fera gagner beaucoup de temps et économisera pas mal de polémiques stériles. En tout cas, dans son allocution, M. Belhimer a mis en avant sa volonté de travailler avec l’ensemble des acteurs pour «donner un nouveau souffle au secteur de la communication et trouver des solutions aux problèmes professionnels, matériels et organisationnels à même de lui permettre d’accomplir sa noble mission de diffusion de l’information objective et d’être au diapason des exigences de l’heure et des développements que connaît le pays». Tout un chantier que ses prédécesseurs n’ont pas su mener à son terme.
Il va de soi que le nouveau ministre de la Communication est face à une situation des plus complexes dans un secteur qui compte plus d’une centaine de publications et d’au moins 5 chaînes privées, agréées mais qui évoluent dans un univers gris semi-clandestin. Ces médias sont obligés d’émettre de l’étranger, malgré l’existence d’une loi qui ne trouve toujours pas le chemin à son application. Bref, le secteur est très loin d’être au mieu de sa forme. Hassane Rabehi qui n’a eu à gérer la Communication que pendant une dizaine de mois dans un gouvernement intérimaire, s’est dit convaincu que le nouveau ministre poursuivra le travail pour «la valorisation et la consolidation» du système d’information en Algérie et le renforcement «des chantiers de réformes» engagés dans le secteur.
Cela pour les défis de M.Belhimer et les souhaits de M. Rabehi. Concernant les bagages du nouveau ministre, sa biographie nous apprend qu’il est titulaire de plusieurs diplômes, dont un Doctorat en droit, M. Ammar Belhimer (65 ans) a un riche parcours professionnel dans la presse et les médias. Il a entamé sa carrière professionnelle dans les années 70 au journal El Moudjahid. Il a contribué également à la création de plusieurs quotidiens et hebdomadaires.
Il a été, en outre, professeur de l’enseignement supérieur à la faculté de droit (université d’Alger 1), habilité à diriger des recherches, directeur de la Revue Algérienne des Sciences Juridiques, Economiques et Politiques et directeur du Laboratoire de recherche «Réalité de l’investissement en Algérie» (Université de Jijel). M. Belhimer a été également président du comité politique au sein de l’Instance nationale de dialogue et de médiation (INDM).
Ammar Belhimer a écrit de nombreux articles et publié plusieurs contributions et ouvrages dans les domaines de la politique, droit international, économie et recherche scientifique. Ses plus récents ouvrages sont: «Les Dix Commandements de Wall Street», Editions ANEP (2017), «Les voies de la paix», Editions ANEP (2018) et «2049, l’année du serpent de terre. Quel avenir pour les BRICS?», Editions ANEP (2019). Avec un profil aussi «pointu», Amar Belhimer est manifestement à sa place à la tête du ministère de la Communication.

Anissa Mesdouf