jeudi , 12 décembre 2019

...:
Du vrai sens du militantisme

Alors que la prochaine échéance électorale approche à grands pas, on assiste à un brouillage du discours politique en direction de notre pays. Il est désormais un fait indiscutable que ce qui s’est passé, jeudi dernier, au Parlement européen n’est qu’un épisode d’une machination dont on devine les objectifs visés par ses initiateurs. La réaction unanime et patriotique des Algériens a certes mis en échec l’opération «résolution», ce n’est qu’un épisode. D’autres batailles devront être menées. A chacune d’elle, l’ennemi (car il s’agit bien de cela), cherchera la faille. Il voudra frapper là où ça pourra faire très mal. Finira-t-il par trouver? Ou alors l’Algérie réussira à vaincre toutes ses contradictions et bâtir la démocratie inviolable que tout le monde appelle de ses vœux. Cela passe inéluctablement par un état d’esprit qu’il va falloir absolument avoir. Cet état d’esprit se construit grâce à l’apport des partis. Que ces derniers soient pour ou contre le pouvoir, pour ou contre n’importe quelle échéance politique, ils doivent prendre la mesure de l’enjeu qui attend le pays à courte et lointaine échéance. Tout le monde sait et eux les premiers, que les enjeux dépassent de loin les petites disputes de familles. Ce sont justement ces disputes qui, mal traitées, brouillent le discours politique en direction de l’Algérie et mettent le pays sur la trajectoire des forces étrangères qui ne veulent aucun bien à l’Algérie. Ce sont des ennemis et le mot n’est pas trop fort.
Dans l’état actuel des choses, la logique voudrait que le débat sur la nature du système batte son plein en ces temps de campagne électorale. La logique également voudrait que les uns et les autres mettent à profit la présidentielle pour enclencher un processus militant destiné à mobiliser les Algériens à l’après-présidentielle pour mettre le projet de la nouvelle République sur les rails et non pas tout faire pour empêcher le processus électoral et créer, de fait, l’occasion dont rêvent les ennemis de l’Algérie. Les formations politiques ont en principe donc une formidable opportunité pour attirer l’attention des citoyens et partant, gagner quelques précieux points, susceptibles de leur offrir l’opportunité, après, de placer leurs cadres dans les institutions de la République. C’est ainsi, qu’on le veuille ou pas, que se construit un système politique sain qui repose sur la volonté populaire. Il serait grand temps que des attitudes négatives cessent d’être omniprésentes dans le paysage politique national.

Par Nabil.G