vendredi , 20 septembre 2019

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Economie: Où se situe le problème ?

Les gouvernements successifs qu’a connus le pays ces dernières années, n’en finissent pas de tourner en rond à la recherche de la clé qui lui ouvrirait les portes du monde des affaires. Celui de Bedoui est, faut-il le signaler, assez mal tombé, puisqu’il a pris les rennes du pays dans un contexte, pour le moins compliqué où plusieurs hommes d’affaires se trouvent en prison en attente de leur jugement. Il n’est pas besoin de se faire convaincre que le pays est fâché avec l’idée de faire de l’Algérie une vraie bonne destination économique. Le classement de l’Algérie pour ce qui concerne l’environnement des affaires, témoigne de cette fracture entre l’Etat algérien et la communauté des opérateurs économiques internationaux. La 157ème place n’est pas du tout intéressante pour un pays aussi grand et riche que l’Algérie. Cela est un fait et tout le monde fait le même constat, y compris le ministre du Commerce qui a réuni hier, les PME à la recherche d’une dynamique qu’il devient de moins en moins évident à enclencher en ces temps d’impasse institutionnelle.
La réalité étant ce qu’elle est, tous les exécutifs qui ont traîné depuis plusieurs années leur incapacité à offrir aux investisseurs algériens et étrangers l’environnement des affaires qu’ils attendent. Celui de Bedoui en remet une couche en créant un énième comité, chargé de booster la PME, réfléchir à la situation actuelle et proposer des solutions à même de permettre à l’Algérie de disposer d’une législation attirante en matière de promotion des investissements.
Encore une initiative, qui sera certainement suivie par une série de réunions entre experts, puis intersectorielle. Tous ces mécanismes étatiques, feront des recommandations qui atterriront sur le bureau du Premier ministre. Celui-ci n’ira pas déroger à la tradition et classera le dossier, sans suite.
Il serait naïf de croire que la rencontre d’hier, constituera un déclic pour le monde des affaires en Algérie. Said Djellab a beaucoup de volonté, il n’a pas dans un environnement susceptible de lui ouvrir la moindre porte. Sa tentative dans la diversification des exportations, a tourné court, justement en raison des grosses contradictions qui minent le monde de l’économie dans notre pays. Il faut souligner, néanmoins, que le tort n’est pas dans l’initiative qu’on prend, mais dans l’inapplicabilité structurelle de très nombreuses décisions salutaires à l’économie nationale. Où se situe le problème ? Chacun y va de son explication…

Par Nabil.G