vendredi , 15 décembre 2017
<span style='text-decoration: underline;'>Le vote a commencé dans le Grand Sud</span>:<br><span style='color:red;'>Elections locales: les dés son jetés</span>
© D.R

Le vote a commencé dans le Grand Sud:
Elections locales: les dés son jetés

Les élections locales ont effectivement démarré en attendant la date-phare du 23 novembre qui verra le gros contingent des électeurs se diriger vers les centres de votes. Il se trouve, cependant, que les observateurs ne s’attendent pas à un important flux de citoyens, au regard de la campagne électorale qui n’a pas drainé des foules.

Début du compte à rebours pour les prochaines élections locales. Dans 48 heures, les centres de vote dans l’ensemble du territoire national, s’ouvriront pour recevoir les quelques 22 millions d’électeurs. A partir d’hier, la loi oblige tous les candidats et les médias au silence électoral, dans le but de permettre aux Algériens de trier entre les différents discours et programme électoraux. Cette disposition contenue dans la loi, est d’autant plus utile, soulignent les observateurs que le vote à proprement parler, a déjà débuté dans les zones enclavées du pays. A partir d’hier, les urnes ont commencé à se remplir des bulletins d’électeurs qui, pour des raisons évidentes d’éloignement voient les centres de vote venir jusqu’à eux.
Dans ces régions où le scrutin est avancé réglementairement de 72 heures, notamment dans les wilayas de Ouargla, Bechar, Illizi, Tamanrasset et Tindouf, le dispositif électoral fonctionne comme ailleurs dans le pays. A 7 heures 30, les urnes, les représentants des candidats et de l’administration étaient en poste pour accueillir les premiers électeurs et électrices appelés à renouveler les membres des Assemblées populaires communales et de wilaya. Quatre bureaux itinérants à Ouargla, 10 à Tindouf, 10 autres à Illizi et 21 à Tamanrasset, traverseront de part en part le Sahara, jusqu’aux confins de la République pour permettre à des dizaines de milliers d’Algériens d’accomplir leur devoir électoral. Il faut dire que les grandes superficies occupées par les wilayas du Sud, dont beaucoup de zones sont éloignées et se trouvent à des centaines de kilomètres des sièges de leurs communes de rattachement, justifient amplement le recours à ces bureaux pour toucher les populations nomades en situation de transhumances. Les wilayas concernées, dont la majorité se situe au Sud du pays, sont Adrar, Laghouat, Béchar, Tamanrasset, Ouargla, Illizi, Tindouf, El-Oued, Naâma et Batna. «Elles sont autorisées à avancer de 72 heures au maximum, la date d’ouverture du scrutin pour l’élection des membres des APC-APW», selon un arrêté du ministère de l’Intérieur.
Cela, pour dire que les élections locales ont effectivement démarré en attendant la date-phare du 23 novembre qui verra le gros contingent des électeurs se diriger vers les centres de vote. Il se trouve, cependant, que les observateurs ne s’attendent pas à un important flux de citoyens, au regard de la campagne électorale qui n’a pas drainé des foules. Il est vrai que les partis ont leur part de responsabilité, en raison principalement d’une immaturité à déployer une campagne électorale moderne. Les candidats ont pêché par une communication approximative qui a rendu les discours de nombre parmi eux, totalement inaudibles.
Quoi qu’il en soit, à partir d’aujourd’hui, les dès sont jetés et l’ensemble de la classe politique sait désormais que le seul arbitre est en train de s’exprimer dans les régions reculées du sud du pays et dans deux jours, dans le reste du pays.
Alger: Smaïl Daoudi