mercredi , 1 avril 2020

Les situations troublantes de la pandémie:
Entre polar et réalités

Tous les espoirs sont permis à l’homme. C’est, aujourd’hui plus que jamais, de s’imprégner de cette devise que Jean Rostand a clamé face au pessimisme. L’histoire de l’Algérie démontre que plus le péril est grand, plus la société se transforme en un seul homme, un seul, surtout lorsque l’état de guerre commence. Aujourd’hui, nous savons tous qu’il n’est plus question que de guerre, celle du coronavirus, celle de l’ennemi invisible capable de décimer n’importe quel pays à travers la planète, celle de l’arme biologique ciblée, dont on ne sait si elle a jailli par hasard ou par une théorie de la conspiration. Les Algériens patriotes, l’ont démontré depuis 1830, le sentiment de faiblesse s’efface quand la Nation encourt un danger. Sinon on devient traite.
Dans ces circonstances guerrières, aucune attitude négative face à un ennemi rampant, ne peut se justifier, encore moins la politique. Aujourd’hui, la citoyenneté consiste à faire barrage aux éléments qui nous attaquent, plus est pernicieusement. Aimer son pays consiste à défendre, à protéger son pays des dangers extérieurs, surtout lorsqu’ils découlent d’armes biologiques totalement incontrôlables, venues de nulle part. La référence au mouvement populaire hier reconnu, applaudit et anoblit par le monde entier pour vouloir construire une nouvelle Algérie, s’est considérablement ternie, en interne comme à l’internationale. Son entêtement à poursuivre ses activités au sein d’une patrie menacée dans tous ses flans, a terni son image universelle de force politique unique, inédite dans les anales des Révolutions contemporaines par la sympathie, le soutien et l’impressionnante envergure qu’elle véhiculait à travers tous les hémisphères. En se démarquant de la lutte contre la pandémie, et plus grave, en diminuant les dangers quotidiens capables d’imploser le pays dans une situation exsangue, des éléments du Hirak ont perdu raison. Certains auraient même accusé les pouvoirs publics d’avoir monté un scénario d’épidémie pour briser l’élan des rassemblements et des marches gigantesques. C’est en dehors d’une guerre que tout mouvement politique lave le linge sale avec le pouvoir. «Je comprends qu’on déserte une cause pour savoir ce qu’on a à en servir une autre», écrivait le philosophe Baudelaire dans ses «Journaux Intimes».
La planète entière s’est pliée aux mesures barrières pour tenter de rompre la contamination qui ne connaît ni frontières, ni barrages sanitaires, ni couleurs. Nulle région à travers le monde n’est exempte de dangers. En Algérie, le coronavirus progresse inexorablement. 72 cas, douze nouveaux cas enregistrés, six décès, 4 malades dans la wilaya d’Alger, 4 autres s’ajoutent au nombre important de la région de Blida, des contaminations avérées dans les wilayas de Bejaïa, Skikda, Tizi-Ouzou, Médéa: le virus voyage bien, mais heureusement sans grande proportion, jusque-là. Un plan ORSEC décidé et mis en place par le chef de l’Etat, colmatera les insuffisances dans la prise en charge des patients, particulièrement pour remporter la bataille de contagion.
En attendant, les grandes puissances occupent le terrain médiatique pour dévier les attentions sur les responsabilités et les créateurs du Covid-19. Une analyse récente de l’Américain James Liner, démontre bien que la séquence génétique de ce virus ne peut être produite que dans les laboratoires. Ailleurs, une chaine de télévision allemande a ressorti des vieux étalages, un livre de sciences fictions publié en 1981 qui décrit avec de troublantes exactitudes l’actuelle pandémie. Cet ouvrage affirmait «qu’un virus provenant d’un laboratoire chinois, déclenchera une pandémie en 2020. Et que tous les contaminés décéderont d’une insuffisance pulmonaire»
Un polar ! Cela dit, les similitudes avec l’état des lieux sont incroyables.

Par Fayçal Haffaf