vendredi , 15 décembre 2017
<span style='text-decoration: underline;'>Ain Témouchent </span>:<br><span style='color:red;'>Est-ce enfin la fin de l’informel ?</span>
© D.R

Ain Témouchent :
Est-ce enfin la fin de l’informel ?

Il est dit ces derniers jours que ce dimanche va marquer la fin (encore une fois) de l’informel à Témouchent avec tout ce qui est en train de se dire et de se répandre parmi les «informélistes» quant à une éventuelle décision de mettre fin à cette anarchie dans ce commerce occasionnel et plus particulièrement les marchands en fruits et légumes qui juxtaposent le marché couvert du centre-ville. 

Ce constat a été conforté par une commission qui a informé tous ces pseudo-commerçants ce jeudi que ce dimanche 13 août sera le dernier ultimatum pour «vider» les lieux de tous ces indus-occupants qui squattent rues et trottoirs de la rue Emir Abdelkader. C’est dire que l’état d’alerte a été donné après un recensement effectué auprès de tous ces «informélistes» cette semaine afin de leur attribuer d’éventuels étals dans les marchés de fruits et légumes implantés dans les différents quartiers de la ville et Dieu sait combien ils sont nombreux. En effet, nombre de locaux destinés à cette vocation de marchés de fruits et légumes, sont vides et inoccupés à l’heure actuelle car, désertés malgré leur attribution à des personnes qui préfèrent le centre-ville pour se placer sur rues et trottoirs. A commencer par les ex-locaux de la Sonitex qui transformés en marché, n’existent que des box «nus», celui de Sidi Said, de la nouvelle cité Djawhara dont l’annonce de son ouverture dès le début du mois sacré de Ramadhan en grandes pompes, a fini par être déserté, celui de la nouvelle ville Akid Othmane occupé par quelques «téméraires» se comptant sur le bout des doigts ou encore le marché de Hai Zitoun en face du lycée Idriss Affifi où seul le fronton de marché rappelle son existence etc. Est-il venu le temps de rendre opérationnel ces marchés ou pourtant leur implantation des cités à forte population doit offrir toutes les conditions à les mettre en valeur. Ce qu’il faudrait, ce sont des décisions courageuses de la part des autorités afin de rendre viable ces quartiers en donnant à tous ces lieux de marchés en fruits et légumes leur dimension et habituer tous ces riverains de ces cités à faire leurs emplettes plus près de chez eux. Ces marchés de proximité doivent pouvoir revivre et faire revivre ces quartiers en les faisant sortir de leur «léthargie» surtout matinale.
Les pourtours du principal marché en fruits et légumes du centre-ville sont quasi-occupés sur rues et trottoirs ne laissant aux citoyens qu’une petite bande piétonnière où tout se bouscule avec des cris stridents mêlés parfois à des langages indécents ou le respect n’a nullement sa place. Les uns font le parallèle avec la venue de madame la wali qui dit-on veut prendre le taureau par les cornes pour mettre fin à cette gabegie qui règne sur ces lieux et d’autres par le fait de rendre le trottoir aux piétons et la chaussée aux automobilistes et sans oublier bien sûr l’emplacement de cette école Ben Badis qui est placée au milieu de toute cette mêlée est apostrophée par le savoir. En attendant de voir plus clair et de savoir le bien fondé de cette décision sur cette situation, tous ces «commerçants» et malgré ces inconvénients, voudront peut-être trouver un cadre légal pour exercer et se retrouver sous le toit d’une réglementation ou droits et devoirs seront complémentaires.

Sabri Nadjib