vendredi , 20 septembre 2019

Évaluation de la gestion des affaires locales

Le parking a étages réalisé au quartier de M’Dina-Jdida et placé dernièrement sous tutelle de l’établissement public de wilaya EPIC Ermes Oran, n’est toujours pas opérationnel. Cette infrastructure s’ajoute ainsi à la longue liste des projets lancés, parfois achevés, mais qui demeurent inexploités pour de multiples raisons liées essentiellement aux carences et aux tâtonnements marquant les études de maturation, si toutefois elles existent. Un peu à l’image des vieilles gares routières de Yaghmoracéne et des Castors qui ont fini par être démolies ou du marché des véhicules d’occasion d’El Kerma toujours boudé par les courtiers, ou celui réalisé sur les anciens abattoirs d’Oran et qui n’a jamais pu être exploité, ou tous ces nouveaux marchés couverts réalisés ici et là et qui restent désertés et boudés par les marchands, ce présumé parking à étages implanté dans une zone de tissu urbain des plus encombrées, M’Dina Jdida, n’est toujours pas utilisé et rentabilisé. Il y a pr7s de deux ans, l’option de sa reconversion en «centre commercial» spécialisé, avait été rejetée par le premier responsable local. Le wali avait sans doute estimé, à juste titre, que l’affectation de ce parking aux marchands de textiles et de friperie, ne ferait qu’accentuer la clochardisation urbaine tout en créant une série de problèmes de gestion liés à l’affectation des «locaux». Sans parler de l’aveu d’échec qui serait alors signé par un changement de vocation n’ayant aucun lien avec la nature initiale de l’investissement. Au final, ce parking qui devait être mis en service en octobre 2017, reste encore non exploité. Parmi les mauvaises langues locales, beaucoup estiment que le retard et les tergiversations, seraient nourris par certains acteurs locaux qui veulent à tout prix, transformer ce parking en «grande surface commerciale» pouvant accueillir près d’une centaine de magasins…Ce qui, a priori, répond à une certaine logique urbaine dans ce quartier commercial où le moindre mètre carré de boutique, ou de morceau de trottoirs se négocie au prix fort. Mais cette option demeure incertaine, voire risquée, tant il est vrai que l’architecture de l’infrastructure à été conclue pour un parking et non pas pour un centre commercial. Sauf que ce projet de parking, initié et lancé il y a déjà plus de douze ans, était une mauvaise et fausse idée qui ne tenait compte d’aucun paramètre élémentaire fixant le choix d’un site d’implantation. La consommation rapide des crédits publics, n’importe comment et n’importe où, était à l’époque la seule règle et le seul critère d’évaluation des résultats de gestion d’une collectivité locale par les responsables successifs.

S.Benali