dimanche , 16 juin 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Mostaganem  </span>:<br><span style='color:red;'>Evocation du 51ème anniversaire de la mort du cheïkh Hamada</span>

Mostaganem :
Evocation du 51ème anniversaire de la mort du cheïkh Hamada

Cet homme de son vrai nom, Gouaïche Mohamed, né en 1889 à Blad Touahria, à près de vingt kilomètres de Mostaganem, continue de nos jours encore d’inspirer de par son leg musical de jeunes talents.

En effet, cinquante ans après sa mort, il reste inégal dans son genre. Très jeune, il avait connu dans son village les affres de la colonisation, après avoir adopté des positions rebelles à l’égard des colons. C’est pourquoi, il décida d’aller habiter à Mostaganem, dans le faubourg populaire et ancestral. Il travailla pendant un temps comme docker au port, seul débouché de l’époque. Ayant grandi dans milieu rural où il reçut les germes de l’art bédouin, Hamada choisit de fréquenter le grand café de Mostaganem où se rencontrait une pléiade d’artistes. Subjugué par la chanson bedouine, il suivait les traces des grands chanteurs et poètes de l’époque. Ainsi, il rassembla au contact de ces derniers, un long répertoire de la chanson bedouine et sortit de l’anonymat pour exceller dans cet art en adoptant un style qui lui est propre. Cheïkh Hamada animera plusieurs fêtes et mariages en compagnie d’excellents flutistes dans l’ouest du pays et même à Alger. En 1926, Cheïkh Hamada enregistre son premier disque 78 tours en interprétant la quacida « ya aoudi » qui fut un grand succès à Paris (France) où il se rend en 1930, il anima des soirées à l’olympiade. Puis,il se rend en Allemagne où il rencontrera le professeur égyptien, Mohamed Abdelwahab. En 1949, Cheïkh Hamada se rend au Maroc pour chanter en public. Quand la guerre de libération a était déclenchée le premier novembre 1954, trois enfants du Cheïkh Hamada rejoignent les rangs des moudjahidines, Abdelkader et Mohamed tombèrent au champ d’honneur et Charef a été démobilisé après l’indépendance. Indiquons que Cheïkh Hamada a durant près d’un demi siècle, enregistré quelques cinq cents disques qui, cinquante et un ans après sa mort survenue le neuf avril 1968, après son retour des Lieux Saints où il avait accompli le pèlerinage, sont encore demandés. De son vivant, il recevait de grands artistes tels que Hadj El Anka et Mahieddine Bachtarzi.