lundi , 20 janvier 2020

Fausse «notoriété» et culte de la prédation…

La dernière Assemblée générale des actionnaires de société sportive du MCO a revelé l’ampleur des inepties, de la médiocrité et des conflits de clan qui gangrènent depuis longtemps le prestigieux club de la ville d’Oran. La dernière réunion organisée à l’hôtel « Méridien » entre les actionnaires et les responsables de la société Hyproc invitée à prendre en main les destinées du MCO à travers un rachat des actions, n’a pas abouti aux résultats escomptés. Selon les observateurs avertis, l’une des principales raisons empêchant la mise en œuvre d’une stratégie nouvelle de gestion du MCO par l’entreprise d’Etat de transport des hydrocarbures, reste liée à des mentalités, des pratiques et des comportements, contraires à toute logique et à toute rigueur élémentaire, et qui gangrènent depuis toujours l’environnement de l’équipe phare d’Oran, «convoitée» par des acteurs pour divers intérêts personnels. «Il faut appeler les chats par leur nom, s’indigne un ancien amoureux du MCO qui ne cesse de dénoncer ce qui est qualifié de dérives de gestion et de «détournement déguisé» d’importantes sommes d’argent venant notamment essentiellement des subventions de l’Etat… En une décennie, nous dit-il, le MCO a reçu plusieurs millions de dinars qui auraient, en principe, suffi à le hisser parmi les ténors et à remporter, pourquoi pas, plusieurs trophées. Malheureusement, chaque année, les oranais assistent au recul, à la régression, notamment durant la saison écoulée où l’équipe a failli rétrograder à la division inférieure». « Mais cela, ajoute un autre supporter en colère, risque fort d’arriver, l’an prochain, si rien n’est fait en urgence pour sortir le MCO des griffes de ces prédateurs qui le prennent en otage depuis des années… ». « Ceux qui ont échoué doivent partir », scandent des amoureux du MCO qui, parfois eux-mêmes, ne savent pas trop comment agir pour «imposer» leur choix et leur vision de l’avenir de leur club. Avec le recul, de la Société Hyproc, prémédité et organisé disent certains, et le départ du nouveau Président, Karaouazene Nasredinne qui est resté moins de vingt quatre heures en poste après avoir été «malmené» par un groupe de supporters qui avaient envahi la salle de réunion, le désordre et le chaos allaient atteindre une ampleur jamais égalée. Jusqu’à quand, le MCO restera l’otage de ces luttes de clan et de ces guerres intestines pour le contrôle des commandes par des acteurs, souvent les mêmes, qui gravitent depuis quinze ans autour de ces sphères sportives propices, elles aussi, à la conquête de la fausse «notoriété» et au culte de la prédation…

Par S.Benali