vendredi , 20 septembre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Le Hirak entame son 7ème mois </span>:<br><span style='color:red;'>Forte mobilisation au 27ème vendredi du mouvement pacifique</span>

Le Hirak entame son 7ème mois :
Forte mobilisation au 27ème vendredi du mouvement pacifique

Pour le 27ème vendredi de suite, les Algériens et les Algériennes ont poursuivi leur mobilisation pacifique à travers des marches organisées à Alger mais aussi dans plusieurs wilayas du pays.

La journée d’hier où le Hirak a entamé son 7ème mois, a été marquée par une importante mobilisation, comparable à celle de vendredi dernier où les marcheurs étaient nombreux à battre le pavé.
Durant les 26ème et 27ème vendredi, la protestation pacifique, signalons-le, a retrouvé toutes ses forces contrairement aux semaines précédentes où la mobilisation était moins dense à cause notamment des longues vacances d’été, le programme particulier de la saison estivale et des températures caniculaires.
Ainsi, à mesure que les rentrées sociales et scolaires s’approchent, la mobilisation gagne en intensité et l’affluence, s’agissant du nombre de manifestants, commence à retrouver ses niveaux des premières semaines du début du mouvement du 22 février.
Au niveau de la capitale, les premiers manifestants commencent à se regrouper aux environs de 10h00. Toutefois, la manifestation n’a atteint son summum que vers 14h00, après la fin de la grande prière du vendredi.
Comme il est de coutume, les rangs des manifestants prennent de l’épaisseur et la foule devient compacte après la sortie des mosquées. Les fidèles, venus de plusieurs quartiers environnants, ont rejoint le centre d’Alger pour battre le pavé.
De leur côté, les services de sécurité étaient présents en force où des éléments, par petits groupes, ont pris position dans plusieurs quartiers dont les manifestants avaient l’habitude de sillonner.
La police a également mobilisé un hélicoptère qui tournoyait dans le ciel, faisant aussi des colonnes horizontales à l’aide de fourgons cellulaires, stationnés devant la Grande Poste et à la fin du quartier Didouche Mourad.
Les forces de l’ordre ont investi plusieurs quartiers à l’image de la Place Maurice Audin, Boulevard Didouche Mourad, les alentours de la faculté Benyoucef Benkhedda et le périmètre de la Grande Poste et celui de l’Institut Pasteur.
Comme au premier jour du mouvement populaire, la revendication phare de la protesta du 27ème vendredi, à savoir: le départ du système et ses symboles, a été clamée en force hier par les manifestants à travers des chants entonnés en chœur, en plus de quelques pancartes qui faisaient référence à cette exigence.
Le rejet du dialogue auquel a appelé l’Instance nationale du dialogue et de la médiation, composée de plusieurs nationales et présidée par l’ancien ministre et ex-président de l’APN, Karim Younès, a été réitéré.
Les marcheurs ont ainsi scandé plusieurs slogans hostiles au chef du Panel comme «Karim Younès dégage».
En plus des appels tels «Le peuple veut l’indépendance», les manifestants ont également appelé à la libération des détenus du Hirak. Les marcheurs ont réclamé la fin de détention pour le Moudjahid Lakhdar Bouregaa et les autres manifestants emprisonnés pour port de drapeaux berbères. Des slogans comme «Libérez Bouragâa» et «libérez nos enfants», ont été scandés au cours du 27ème vendredi.
Par ailleurs, les manifestants ont également fustigé l’ancien chef du gouvernement Ali Benflis. Les marcheurs ont crié à gorges déployées, «Benflis dégage», en guise de réponse au président de la formation politique Talaie El Houriat qui a affirmé, ces derniers jours, être favorable à l’option du dialogue.
Il est à signaler enfin, que plusieurs wilayas du pays ont connu une forte mobilisation et les manifestants étaient au rendez-vous et nombreux à investir les rues de la capitale de l’Ouest Oran, Constantine, El Tarf, Bejaia, Tizi-Ouzou, Mostaganem, entre autres.
Samir Hamiche