vendredi , 23 août 2019

«Frondeurs» et agitateurs des arènes municipales

La 6ème session ordinaire de l’APC d’Oran qui devait se dérouler il y a quelques jours, n’aura finalement duré que quelques petites minutes, suite à un «boycott» prémédité, organisé par plusieurs élus. Les protestataires ont en effet refusé de tenir la réunion et se sont retirés après avoir remis au Secrétaire général de l’APC une lettre exigeant le départ du maire en poste pour d’obscures raisons ou accusations «d’irresponsabilité et de blocage de la mairie par le président de l’APC». L’ordre du jour qui était notamment consacré au budget des allocations de 6.000 dinars destinés aux familles nécessiteuses ainsi qu’à la régularisation du statut des travailleurs de la commune, n’a donc pas été abordé. Et en annonçant le gel de leurs activités au sein de l’APC, les élus protestataires ne semblent pas s’inquiéter des préoccupations et des attentes de milliers de citoyens concernés par les délibérations de l’Assemblée. Un «blocage» qui, en réalité, ne semble encore une fois motivé que par les conflits et les agitations récurrentes autour du contrôle des commandes de la grande Mairie Oranaise soumise depuis toujours aux plus vives convoitises. Commentant cette actualité autour de leur café matinal, les «mauvaises langues» locales semblaient plutôt choquées par ce retour au fameux «retrait de confiance» lancé par des acteurs «au profil et au parcours porteur de doute et d’interrogations diverses…». «Celui qui se prétend plus compétent ou mieux placé que le Maire actuel pour diriger l’APC d’Oran, oublie sans doute que la réussite des actions de gestion et de promotion de l’image de la ville reste conditionnée par de multiples entraves liées à un environnement social, politique et administratif difficile à assainir…». Cette affirmation d’un sociologue, fin analyste de la scène locale, déclenche une salve de critiques et de colère visant tout le système global d’organisation et de fonctionnement de la démocratie représentative, toujours assise sur la cooptation et le clanisme. «Il suffit d’analyser les listes des «militants» de parti, candidats aux élections locales, pour se rendre compte de l’ampleur des inepties et des dérives cautionnées par le régime. Certains parmi les «frondeurs tapis dans l’ombre», qui accusent le Maire en poste de toutes les tares et de tous les défauts possibles, devraient plutôt regarder leur bosse et s’interroger sur leurs propres échecs et  malversations souvent connues et dénoncées par l’opinion publique…
Par S.Benali