vendredi , 19 avril 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Meziane Meriane, coordinateur national du CNAPEST </span>:<br><span style='color:red;'>«Il faut éloigner l’école des ingérences politiques et idéologiques»</span>

Meziane Meriane, coordinateur national du CNAPEST :
«Il faut éloigner l’école des ingérences politiques et idéologiques»

Face à l’actuelle conjoncture particulière que traverse l’Algérie, l’école doit être apolitique et à l’abri des terrains qui ne sont pas les siens. Dans ce cadre, le coordinateur national du Cnapest Meziane Meriane, a appelé à éloigner l’école des champs politique et idéologique pour préserver l’avenir des élèves.

Intervenant hier sur les ondes de la chaine III de la Radio nationale, M. Meriane a plaidé pour la mise en place d’une «constituante de l’éducation».
«C’est cette constituante de l’éducation qui protégera l’école de demain de toutes les ingérences et interférences politiques» a-t-il clamé.
Il a enchaîné dans le même sillage, pour dire que «l’école algérienne a jusque-là, trop subi d’interférences et d’ingérences idéologiques; donc, le moment est venu pour laisser les spécialistes de l’Education de tracer la feuille de route, élaborer un programme loin de toute pression idéologique et politique et ce, afin de laisser l’école algérienne jouer son rôle de pédagogie» a-t-il affirmé.
Dans le même cadre, l’invité de la chaîne III a souligné que la constituante de l’Education, permet aux spécialistes de l’Education d’avoir la parole. M. Meriane a fait savoir qu’aujourd’hui, l’école algérienne est victime d’interférences et manipulations. Pour appuyer ses dires, il a donné l’exemple de la réforme du BAC, à travers le rétrécissement de la durée des examens à 3 jours au lieu de 5. Cette mesure qui vise à décroître le stress chez les candidats.
M. Meriane a affirmé que cette réforme a suscité des réactions idéologiques. «On a entendu dire que telle matière est une ligne rouge; donc, on a laissé de côté l’intérêt pédagogique au détriment de l’idéologie» a-t-il dénoncé, estimant qu’il y a un compromis entre le politique et l’idéologie pour revenir à la case départ et jusque-là ce n’est pas encore tranché. Pour ce qui est des mesures pour protéger l’école des courants idéologiques et politiques, le coordinateur national du Cnapest a plaidé pour la formation de l’enseignant, qu’il juge comme étant une mesure primordiale.
«L’enseignant doit être conscient des enjeux et formé consciencieusement dans cet objectif» a-t-il affirmé, appelant également à la mobilisation des inspecteurs et de l’administration.
M. Meriane a insisté sur le fait qu’il faut laisser le système éducatif loin de toutes les turbulences. «Il y a des réformes en économie et dans d’autres secteurs dont on ne parle pas, mais dès qu’on parle des réformes de l’Education, il y aura une levée de boucliers; donc, le moment est venu pour dire où se situe l’école algérienne, voilà les défis qui attendent la société algérienne» a-t-il préconisé.
L’invité de la chaîne III a affirmé, que tout système éducatif à travers le monde, peut propulser un pays vers le développement comme peut le propulser vers l’abîme.
«On voudra bien que le système éducatif algérien participe au développement de l’Algérie et au bien-être de l’Algérien; et notre pays doit se situer dans la sphère des pays développés».
M. Meriane a plaidé pour une bonne formation pour atteindre l’objectif d’asseoir une école républicaine. «Lorsqu’on a un bon formateur, c’est à lui de transmettre tous les mécanismes et c’est lui le vecteur principal de cette réforme» a-t-il affirmé.
Alger: Samir Hamiche