vendredi , 19 avril 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Mohamed Saïb Musette du CREAD: </span>:<br><span style='color:red;'>«Il faut une bonne gestion migratoire»</span>
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Mohamed Saïb Musette du CREAD: :
«Il faut une bonne gestion migratoire»

Le directeur de recherche au sein du Centre de Recherche en Economie Appliquée pour le Développement (CREAD), Mohamed Saïb Mussette a indiqué, hier, que l’organisation du Forum sur l’émigration clandestine, traduit la volonté de l’Etat de prendre à bras le corps ce problème où experts, gouvernement et société civile se sont réunis.

Intervenant sur les ondes de la chaîne 3, M. Saïb Mussette est revenu sur le Forum consacré à l’émigration clandestine, organisé à Alger le 19 et 20 janvier. «Le phénomène ne concerne pas seulement les jeunes, mais également des familles qui prennent le risque de partir.», a-t-il dit avant d’ajouter «toutes catégories sociales et de toutes tranches d’âges, des deux sexes, des universitaires parfois, veulent quitter le pays.». L’émigration des personnes hautement qualifiées, surtout quand celle-ci est massive-, selon lui, «constitue l’autre hémorragie de ce phénomène».
L’hôte a souligné qu’aucune recherche n’a jamais été entreprise pour tenter de connaitre les raisons motivant des personnes à s’exiler, quitte pour cela à mettre leur vie en grand danger. «Il faudrait préalablement élaborer un diagnostic lequel pourrait servir de base à un plan d’action national.», explique-t-il avant de souligner qu’il serait nécessaire de faire un diagnostic stratégique du phénomène dans toutes ses dimensions. Une fois cela fait, indique l’intervenant, nous pouvons sortir avec un plan d’action puis une stratégie de communication.
Mohamed Saïb Mussette dira, en outre, qu’il faudrait une vraie politique de la jeunesse, censée formuler des avis et des recommandations au sujet des questions relatives aux besoins de la jeunesse ainsi qu’à son épanouissement dans les domaines économique, social, culturel et sportif.
Pour lui, il est nécessaire de dynamiser les secteurs de la culture et la jeunesse. Il s’avère que les discours politiques vantant l’importance de cette frange écrasante de la société algérienne, sont aux antipodes de la réalité et de ce qui est fait sur le terrain. Il a également estimé urgent la création d’un système d’information et de statistiques et la mise en place d’une instance intersectorielle légère dédiée à l’analyse.
Par ailleurs, le « business » des passeurs a rapporté ces dernières années, pas moins de 7000 milliards de dinars qu’en Europe. Selon l’intervenant, des millions de migrants ont transité entre les mains des passeurs.
Alger: Noreddine Oumessaoud