vendredi , 19 avril 2019
<span style='text-decoration: underline;'>ILS LUI REFUSAIENT L’ARGENT POUR ACHETER DES STUPÉFIANTS </span>:<br><span style='color:red;'>Il incendie la maison de ses parents</span>

ILS LUI REFUSAIENT L’ARGENT POUR ACHETER DES STUPÉFIANTS :
Il incendie la maison de ses parents

Ayant déjà à son actif plusieurs délits d’incendie volontaire, un jeune homme la vingtaine, a comparu devant le tribunal criminel de première instance d’Oran, pour répondre du grief d’incendie volontaire.

En effet, ce dernier, a été arrêté suite à la plainte déposée par ses parents après qu’il eut incendié la maison familiale la réduisant en cendres. Selon les faits qui remontent au mois de mars 2017, ce mis en cause et suite à une altercation avec son père, aspergera les murs de la maison familiale avec un combustible et allumera le feu. Selon la plainte déposée, le père explique que son fils est d’un tempérament très agressif et coléreux et consomme beaucoup de psychotropes. Ce jour, il demandera à son père de l’argent pour l’achat de psychotropes. Mais devant le refus de ce dernier, il entrera dans une colère noire et brulera la maison après avoir menacé son père de ce fait. Toutefois, ce dernier ne pensera pas que son fils allait effectivement passer à l’acte. Arrêté et interrogé sur ces faits, le mis en cause les reconnaîtra et demandera des excuses à sa famille. Hier, devant le tribunal criminel de la cour d’Oran et sous l’absence de la partie civile, les parents de ce mis en cause, ce dernier une fois de plus reconnaîtra les faits, mais dira que c’est son père qui le poussait à bout. «Il sait que je m’emporte facilement et il me contredit», ce qui suffoquera le magistrat de l’audience. Mais il s’agit de votre père et il a refusé de vous donner l’argent demandé pour vous acheter des stupéfiants. Sur ce, le mis en cause répliquera que s’il est devenu accroc à la drogue, c’est en partie à cause de sa famille. Jamais aucun de mes parents ne m’a pris en charge ou aidé alors que j’étais encore adolescent. Donc, vous reconnaissez vos faits en partie votre honneur, dira ce mis en cause. Le représentant du ministère public expliquera que cette violence aveugle et ce crime que ce dernier a commis, auraient pu être lourds de conséquences, ces parents voire ces voisins, auraient pu le payer de leur vie si le feu s’était propagé et n’a pas été éteint à temps, il requit contre le prévenu la peine de dix ans de réclusion. La défense quant à elle, insistera sur l’enfance et l’adolescence de son mandant, expliquant que personne ne l’a jamais pris en charge. Aux termes des délibérations, le mis en cause a été condamné à cinq ans de réclusion.

F.Abdelkrim