lundi , 24 février 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Yacine Ould Moussa, spécialiste des questions politiques et économiques </span>:<br><span style='color:red;'>« Il y a un début de prise en charge des problèmes du pays » </span>

Yacine Ould Moussa, spécialiste des questions politiques et économiques :
« Il y a un début de prise en charge des problèmes du pays » 

Le plan d’action de gouvernement, présenté, hier, par le Premier ministre, Abdelaziz Djerrad, prévoit la concrétisation et la matérialisation des promesses du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, tenues lors de sa campagne électorale pour le scrutin du 12 décembre dernier.
Le chef de l’État avait promis notamment la réalisation sur le terrain de pas moins de 54 points que comporte son programme électoral concernant plusieurs domaines de la vie politique, économique et sociale du pays.
L’objectif de concrétisation du programme du président a été décortiqué hier par le spécialiste des questions politiques et économiques, Yacine Ould Moussa, lors de son passage dans l’émission « Invité de la rédaction » de la chaîne III de la Radio nationale. L’intervenant a estimé qu’il n’y a pas nécessité d’aller trop vite, arguant que plusieurs sujets auront besoin de débats et discussion. « Il ne faut pas aller trop vite en besogne », a-t-il dit d’emblée et d’ajouter : « Le programme affiche un certain nombre d’objectifs, de principes, de remise en l’état de l’organisation de l’économie et une forme de reprise en main. Il y’a des choses qui sont positives qui méritent d’être soulignées puisque ce sont des nécessités, toutefois, il y’a d’autres éléments à parfaire et qui nécessitent un débat, des discussions et des analyses », a déclaré M. Ould Moussa. Il a ajouté que « le diagnostic a été fait depuis très longtemps, cependant, c’est concernant les solutions qu’on attend le rôle du gouvernement ». Pour lui, proposer des solutions à différents problèmes, cela nécessite une préparation et maturation. « Sans se tromper, on peut dire qu’il y’a un début de prise en charge des problèmes du pays et ce qu’il faut éviter à mon sens c’est le discours laudateur et lénifiant à l’égard de ce programme et à l’inverse, il faut éviter des propos ou des analyses négatives ou nihilistes », appelant à grader une certaine lucidité et sérénité dans l’appréciation des mesures prévues par le plan d’action du gouvernement. Dans ce cadre, M. Ould Moussa a affirmé que dans ce plan d’action existe des mesures opérationnelles où on voit tout de suite leur applicabilité et leur impact tandis que d’autres seront difficiles à mettre en œuvre parce que ce sont des principes, des objectifs qui sont énoncés donc il faut construire, concevoir et conduire des politiques économiques et des politiques publiques pour assurer à la fois leur cohérence et convergence et surtout leur conformité». Il a cité les segments qui nécessitent réflexion tels que l’emploi, l’aménagement de territoire, le développement et la prise en charge des problèmes qui nécessitent des mesures urgentes.
Pour ces dernières, il a donné l’exemple de la difficile situation des entreprises où les grands groupes publics ou aussi des entreprises privées. Il a indiqué que les entreprises en difficulté ont besoin d’un certain nombre de mesures qui sont nécessaires pour leur relancement. Il a estimé que la relance économique va dépendre de la qualité de la gouvernance politique.
Samir Hamiche