vendredi , 19 avril 2019
<span style='text-decoration: underline;'>La perpétuité requise contre les principaux accusés </span>:<br><span style='color:red;'>Ils agressaient leurs victimes et volaient leurs voitures</span>
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La perpétuité requise contre les principaux accusés :
Ils agressaient leurs victimes et volaient leurs voitures

Mis en cause dans une affaire d’association de malfaiteurs, vol qualifié et agression à l’arme blanche avec tentative d’homicide, cinq mis en cause ont comparu, hier, devant le tribunal criminel de première instance. Ces derniers ont été arrêtés suite à plusieurs  plaintes déposées par des victimes concernant le vol avec violence de leur voiture, dont B.F, un taxieur.

Le jour des faits, deux jeunes gens avaient arrêté ce taxi à proximité  du lycée Lotfi, lui demandant de les conduire vers Bir el Djir, aux alentours de minuit. Ne se doutant pas de ce qui l’attendait, ce taxieur accepta et en cours de route, deux autres jeunes héleront ce taxi, lui demandant de les déposer vers la même direction, loin de se douter qu’il s’agit de complices des premiers clients. En arrivant sur les lieux,  ils demanderont au taxieur d’emprunter une ruelle, c’est là qu’il sera délesté des clés de sa voiture, une campus.
Les malfrats asséneront au malheureux plusieurs coups de couteau, le touchant à l’artère fémoral avant de l’éjecter hors du véhicule. Les mis en cause prendront la fuite avec la voiture et en cours de route, ils percuteront un mur et abandonneront la voiture qui sera récupérée dans le cadre des investigations. Quant à la victime qui avait perdu beaucoup de sang, elle sera admise en urgence à l’hôpital, en passant par le bloc opératoire et y séjournera plus de deux semaines.
Il s’en sortira avec une incapacité de 35 jours. Deux autres affaires de vol similaires seront également enregistrées concernant une Ibiza et une logan. Si ce dernier véhicule sera retrouvé accidenté, l’autre restera introuvable. L’enquête ouverte et selon les déclarations des victimes qui avaient donné un signalement des auteurs de faits, le premier accusé sera arrêté. Interrogé sur les faits et confronté aux déclarations de la victime, il commencera par nier les faits puis les reconnaitra et citera ses complices, quatre jeunes qui sont pour la plupart du même quartier. Hier à la barre du tribunal criminel de premières instances, les cinq jeunes feront différentes déclarations allant jusqu’à se contredire sur place. En effet, le premier accusé Z.B. reconnaitra les faits, citant ses complices et dira que la seule voiture volée et vendue étant l’Ibiza qui a été écoulée par un certain Smain avant de se partager l’argent. Interrogés, les autres mis en cause nieront les faits, expliquant que même s’ils se connaissaient, cela ne fait pas d’eux des complices dans cette affaire de vol. Mais dans leurs déclarations, certains avaient évoqué des faits similaires alors qu’ils essayaient de se disculper; les accusés feront des déclarations qui les induiront en contradiction, Comme le fait d’avoir cité une jeune fille mineur comme étant leur complice dans cette affaire, ils savaient qu’au moment des faits, elle se trouvait en détention.
Par ailleurs, la victime citée à la barre, reconnaitra ses agresseurs et fera une déclaration selon laquelle, la famille de l’un des mis en cause aurait essayé d’acheter son silence. Une confrontation a eu lieu en pleine audience et le juge essayera de faire la lumière sur ce fait. Si le frère du mis en cause accusera la victime de lui avoir demandé de l’argent, une forme de chantage, la victime elle, dira qu’au contraire, c’est ce dernier qui lui avait offert 40 millions de centimes.
Le représentant du ministère public requit la perpétuité et vingt ans de réclusion contre les accusés. La défense de Z.B. plaidera les circonstances atténuantes alors que celle des autres, demandera leur acquittement.
F.Abdelkrim