mercredi , 22 janvier 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Ahmed Gaïd Salah à propos des forces qui voulaient déstabiliser l’Algérie</span>:<br><span style='color:red;'>«Ils ont échoué»</span>

Ahmed Gaïd Salah à propos des forces qui voulaient déstabiliser l’Algérie:
«Ils ont échoué»

«Ils ont réalisé par eux-mêmes qu’ils ont mal agi envers leur peuple, lorsqu’ils ont vu cet élan populaire à travers tout le pays, lors duquel les Algériens se sont remémorés leur illustre passé historique»

Le Général de Corps d’Armée Ahmed Gaïd Salah, Vice-ministre de la Défense Nationale, Chef d’état-Major de l’Armée Nationale Populaire, a effectué hier, une visite de travail au Commandement des Forces Terrestres. Une visite qui intervient à la veille du 59e anniversaire des manifestations du 11 décembre 1960. L’occasion pour le chef d’état-major d’évoquer «l’histoire de l’Algérie à travers toutes ses étapes». Le général de corps d’armée qui a déjà affiché son optimisme quant à la fin de la crise institutionnelle que traverse le pays, présage «un avenir prometteur pour notre pays, l’avenir étant la récolte du présent et le prolongement naturel de l’histoire de la glorieuse révolution de libération». Le premier responsable de l’institution militaire, convoque donc l’histoire pour affirmer «avec fierté la bravoure du peuple algérien, qui s’est élevé le 11 décembre 1960 contre la tyrannie du colonialisme, où les efforts et la lutte du peuple se sont joints aux efforts et au combat acharné de l’Armée de Libération Nationale contre le colonisateur français». Pour Ahmed Gaïd Salah, «ces manifestations populaires ont constitué un tournant historique et décisif dans le cours de la Glorieuse Révolution de Libération, en ce qu’elles ont avorté tous les plans colonialistes qui voulaient faire de l’Algérie une partie intégrante de l’entité coloniale et empêcher la Révolution du 1er Novembre d’atteindre ses nobles objectifs». Moins de deux ans après les immenses manifestations des Algériens, l’Algérie obtient son indépendance, et «cet important résultat historique est le fruit de l’adhésion du peuple algérien, durant l’épreuve du colonialisme, à l’Armée de Libération Nationale et de la sincérité de cette dernière envers son peuple, ainsi que de leur conviction commune- oui commune- que l’Algérie, pays des Chouhada, avait grandement besoin de sincérité, de solidarité et de resserrement des rangs», insiste le général de corps d’armée.
Cette osmose entre les Algériens et leur armée, constitue toujours une arme très efficace entre les mains du peuple, sera brandie à la figure des «serviteurs du colonialisme, parmi la bande et ses relais, qui ont renié à tous les principes du nationalisme, se sont mis au service des ennemis, et ont œuvré à entraver la démarche des hommes valeureux de notre peuple et notre armée», insiste le chef d’état-major de l’ANP. Et d’ajouter: «Cependant, ils ont échoué et ont réalisé par eux-mêmes qu’ils ont mal agi envers leur peuple, lorsqu’ils ont vu cet élan populaire à travers tout le pays, lors duquel les Algériens se sont remémorés leur illustre passé historique». Le rappel historique du premier responsable de l’Institution militaire, dont la finalité est d’aboutir au ciment qui lie l’ANP et le peuple, l’amène à «évoquer le rendez-vous historique et crucial des élections présidentielles du 12 décembre 2019». Mais avant, soutient-il, «il importe de faire mention des revendications populaires qui ont été satisfaites jusque-là, et qui attestent de l’accompagnement sincère par l’Armée Nationale Populaire du peuple algérien durant cette phase sensible. Un accompagnement qui s’est caractérisé par la bonne foi, la bonne intention et la sincérité de l’engagement». Le rapport entre les événements est expliqué par le chef d’état-major en mettant en évidence «cet accompagnement éclairé et conscient de l’intérêt présent et futur de l’Algérie». L’armée, insiste le général de corps d’armée, s’est attelée «à l’éradication des têtes de la bande, puis à la neutralisation de ses ramifications et relais à travers la lutte contre les foyers de corruption, ce qui nous a amené à accompagner la justice de manière totale, avec tout ce que le mot accompagnement implique, à savoir, lui ouvrir la voie afin de s’acquitter de son devoir national, en toute liberté, intégrité et engagement». Le résultat de cet accompagnement n’est autre que le retentissant procès qui se tient présentement au tribunal de Sidi M’Hamed à Alger. Pour le chef d’état-major, «le succès de la lutte contre la corruption, fait partie intégrante de l’accompagnement sincère et global du peuple algérien et de toutes les institutions de l’Etat algérien». Cette vaste opération qui a conduit l’armée à prendre les devants pour éviter une prise en mains du pays par les cercles mafieux, aura été un succès total. Mais ce n’était pas si facile que cela. Le chef d’état-major s’en est expliqué dans son allocution: «J’avais évoqué, à plusieurs occasions, qu’il existait des parties qui ne veulent absolument pas que l’Algérie soit immunisée et qu’elle suive la voie de la sécurité, de la stabilité et du développement. Ces parties qui, dans le but d’atteindre leurs fins sordides, ont tenté désespérément à maintes reprises, d’impacter sournoisement la solidité du front intérieur et la force de cohésion du tissu sociétal du peuple algérien, mais leurs tentatives ont toutes été vouées à l’échec, car, elles se sont heurtées à un peuple qui s’appelle le peuple algérien, sur les remparts duquel se sont brisées toutes les tentatives antérieures et dont les bastions feront échouer toutes les tentatives désespérées», souligne le premier responsable de l’ANP. Ce travail a été couronné de succès grâce à un «peuple algérien, authentique et fier, dans toutes ses catégories, hommes, femmes, jeunes et étudiants». Le général de cops d’armée est sûr que ce peuple «saura, comme à son accoutumée, démontrer qu’il est à la hauteur de porter le legs des Chouhada et s’engagera dans cette échéance nationale cruciale à travers une participation massive dans les prochaines présidentielles, en toute liberté et transparence, dans un climat empreint d’une profonde conscience de l’importance de l’évènement et de son rôle dans la réalisation des espérances de millions de vaillants Chouhada et des attentes des générations de l’indépendance».

Yahia Bourit