mardi , 19 juin 2018

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Ils organisent l’escalade !

Que cherchent donc les syndicats autonomes ? Après le Cnapeste et le Camra qui ont donné des colères froides aux parents d’élèves et aux malades, voici les 5 organisations du secteur de l’Education, pourtant signataires d’une charte de déontologie de monter au créneau et maintenir leur mot d’ordre de grève, malgré la disponibilité au dialogue, affichée par la tutelle. A croire que les syndicats «dits autonomes», cherchent quelque chose d’autre que la stricte satisfaction de revendications socioprofessionnelles. Dans cette nouvelle attitude à tourner le dos à une institution de la République, nos syndicalistes montrent une tendance étrange à l’affrontement, mettant en danger une stabilité sociale chèrement acquise et tout aussi fragile pour d’évidente raison de contexte économique et régionale assez complexe, faut-il le souligner.
Avec ces décisions de grèves intempestives et, pour le moins, irresponsables, les syndicats dits «autonomes», font le jeu de cercles politiciens pour qui seule une déstabilisation de l’Algérie leur ouvrirait une brèche pour atteindre leurs objectifs, à ce jour inavouée. On peut deviner la direction du regard de ces milieux qui n’est autre que la prochaine élection présidentielle. Qu’ils veulent jouer un rôle dans le scrutin, on leur comprend, qu’ils tentent de fragiliser l’Algérie pour mieux «négocier», on le devine, mais qu’ils parviennent à instrumentaliser des milliers de fonctionnaires qui, eux, ne cherchent qu’à améliorer leur niveau de vie, c’est proprement inacceptable.
Ces «tireurs de ficelles» s’en fichent éperdument des intérêts des travailleurs. Ce qu’ils veulent c’est l’escalade et rien d’autre. Il suffit de voir le mode opératoire choisi par les uns et les autres pour se rendre compte de l’impossibilité humaine de gérer cette vague de grèves qui s’annoncent pour les prochains mois. Retenons pour exemple, le secteur de l’Education nationale. Le Cnapeste saute sur un motif «impensable» pour monter son mouvement de grève illimitée, tout en ne respectant pas une décision de Justice. On pourrait penser qu’avec la fin du débrayage du Cnapeste, les choses seraient entrées dans l’ordre. Et bien non, cinq autre syndicats reviennent à la charge et maintiennent leur grève, malgré la disponibilité du ministère de l’Education au dialogue. Une question se pose: pourquoi l’ensemble des syndicats «autonomes» ne s’étaient pas entendus sur une seule et même action ? La réponse est claire: les tireurs de ficelles ne veulent pas que la grogne cesse. Ils organisent l’escalade. Ce qui est valable pour l’Education, l’est malheureusement aussi pour la Santé.
Les Algériens doivent savoir, une bonne fois pour toute, que cette poussée de fièvre syndicale n’est pas innocente. Ils font planer un risque majeur sur l’Algérie et les Algériens. Il faut que cela cesse !

Par Smaïl Daoudi