samedi , 24 août 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Une affaire d’apologie à groupe terroriste reportée </span>:<br><span style='color:red;'>Ils prévoyaient des attentats contre les éléments de sécurité</span>

Une affaire d’apologie à groupe terroriste reportée :
Ils prévoyaient des attentats contre les éléments de sécurité

Les faits de cette affaire remontent au 13.10.2016, date à la quelle remonte le décès du terroriste Habache Essadak, alias Abou Doujana el Kafl, numéro 1 de Daesh en Algérie, émir de djound el khalifa. Ce dernier venait d’être abattu dans une petite localité El Habaycha à Skikda, suite à une opération militaire. Ce dernier avant son décès, avait programmé avec un autre de ses complices, le dénommé A.M. appelé Abou El Baraa el djazairi, originaire d’Oran qui active en Syrie après avoir rejoint les groupes de Daesh, de transporter d’importantes quantités d’explosifs et autres produits de Skikda vers Oran. Et cela dans le but de programmer des attentats à l’explosif au niveau de la capitale de l’Ouest.

Ces informations ont été découvertes sur le portable du terroriste abattu. Plusieurs enregistrements vocaux ont été découverts au niveau de ce portable récupéré par les enquêteurs.
Ces enregistrement étaient passés entre ce mis en cause décédé et le dénommé A.M. De là, démarrera l’enquête. En effet,  A.M. exposait à son complice les quartiers où devaient avoir lieu ces attentas, ajoutant qu’il avait grandi au niveau de ces quartiers à Oran avec plusieurs personnes militaires. Il ajoutera qu’à cet effet, des armes munies de silencieux pourront être utilisées afin de commettre le plus grand nombre d’attentats visant ces militaires, alors que les exécutants de ces attentats sont des hommes à lui qu’il connait parfaitement. A.M lui expliquera également qu’il avait des amis  qui activaient avec lui et qui manipulaient parfaitement l’outil informatique.
Ces derniers étaient chargés d’ouvrir des comptes pour former un réseau en ce sens. Plusieurs  puces téléphoniques ont été acquises par les éléments de ce réseau afin de pouvoir ouvrir des comptes télégrammes et autres afin de rester en contact. C’est grâce à la récupération de ces numéros de téléphones et à la triangulation des appels et l’analyse de ces puces que plusieurs autres éléments de ce réseau furent identifiés. Il s’agit d’éléments qui activaient avec ce réseau  de terroristes qui s’apprêtaient à commettre de graves attentats à Oran. Chacun de ces éléments était en contact avec son complice en utilisant le programme télégramme. Parmi ces personnes identifiées qui activaient au niveau du quarter de Bir El Djir, on notera le frère de A.M., qui se faisait appeler Elzie Popey, ainsi qu’un autre terroriste qui se faisait appeler Abou Ellayth el djazairi.
Par ailleurs, la perquisition au niveau du domicile du dénommé N.A. résidant dans un bidonville de Belgaid a permis aux enquêteur de saisir une unité centrale, utilisée pour le contact et la connexion avec des sites terroristes Daesh. Arrêté et interrogé, ce dernier reconnaitra être en contact avec le groupe terroriste djounoud el kahlifa, une branche de daesh qui active à l’intérieur et l’extérieur du pays.
Suite à ces aveux, d’autres éléments ont été identifiés, tous activaient en vue de commettre des attentats à Oran. Selon cette même enquête et les déclarations des personnes arrêtées, on saura que des attentats à l’explosif avaient été programmés visant des véhicules des éléments de sécurité. Parmi ces mis en cause, certains se sont rendus à Skikda pour rencontrer d’autres activistes terroristes, mais ont refusé de rejoindre les groupes armées au maquis. Signalons que d’autres jeunes originaires d’Oran avaient rejoint les groupes de daesh en Syrie et avaient envoyé à leurs amis des photos arborant le drapeau noir et brandissant des armes lourdes.
Les investigations entreprises ont permis d’identifier dix mis en cause, quatre ont été arrêtés alors que les autres contre qui des mandats d’arrêts ont été lancés, resteront en fuite. Ces mis en cause devront répondre du grief de tentative d’émigration vers l’étranger en vue de commettre des actes terroristes, utilisation de technologie pour apologie à groupes terroriste, tentative de rejoindre des groupes armés activant à l’intérieur et l’extérieur du pays.