mercredi , 21 novembre 2018
<span style='text-decoration: underline;'>Formation professionnelle </span>:<br><span style='color:red;'>Introduction de 29 nouvelles spécialités  pour l’année 2018-2019</span>

Formation professionnelle :
Introduction de 29 nouvelles spécialités pour l’année 2018-2019

En prévision de la prochaine rentrée de la formation professionnelle prévue pour le 23 septembre, le secteur s’est doté de 29 nouvelles spécialités dont l’objectif est de diversifier les spécialités de formation.

Ce chiffre a été fourni hier par le Ministre de tutelle, Mohamed Mebarki au cours d’une réunion avec les directeurs de wilaya de son secteur. «Sur les 440 spécialités existantes déjà dont 29 nouvelles couvrant les 23 branches professionnelles, sanctionnées par des diplômes d’Etat», a fait savoir le ministre.
Pour l’année 2018-2019, la branche «Art Culture et Patrimoine», a été introduite, en plus de la restructuration de quatre branches de l’édition 2012. M. Mebarki a indiqué que «110 spécialités visent l’obtention d’un certificat de qualification professionnelle», assurant que tous les moyens matériels et humains ont été mobilisés pour la réussite de cette rentrée, se félicitant des progrès enregistrés en matière de formation grâce à la politique adoptée par l’Etat pour le développement de ce secteur. Pour M. Mebarki, la prochaine session «sera une nouvelle occasion pour poursuivre la stratégie d’amélioration de la qualité de la formation et son adaptation à l’évolution économique du pays», mettant l’accent sur l’importance de la «coordination et la concertation» avec l’environnement socioéconomique, «pour une meilleure adéquation des formations aux réalités du pays», la considérant comme «une stratégie réfléchie, qu’on doit poursuivre».
L’intérêt aux filières de formation professionnelle prioritaires «a augmenté de façon graduelle» ces dernières années, a relevé le Ministre à cette occasion, citant à titre d’exemple les spécialités relevant du domaine de l’industrie représentant «25,40% de l’offre globale, alors qu’elle ne dépassait pas les 22,7% en septembre 2017», où la filière hôtellerie, tourisme et artisanat qui représente «15,69% de l’offre, alors qu’elle représentait seulement 10,3% aux cours de la même session de l’année dernière». La filière du BTP connaît également une évolution représentant 12,41% de l’offre globale et il s’agit de même pour la filière de l’agriculture et de l’industrie agroalimentaire qui représente 9,31% a-t-il fait observer. Le Ministre a évoqué, dans le même sillage, la mise en œuvre et l’approfondissement de la nomenclature des branches professionnelles et des spécialités «édition 2018», précisant que «ce document constitue l’instrument de veille et d’observation des métiers». «C’est l’outil de référence légal des formations et diplômes de la formation professionnelle», a souligné M. Mebarki. L’information et de la communication, des actions permanentes. Poursuivant son intervention, le Ministre a insisté sur la nécessité de donner davantage d’importance à l’information et la communication afin de «réunir les conditions nécessaires à la sensibilisation et à la prise en charge de la formation du plus grand nombre de demandeurs». La communication doit être une action «permanente» dont il faut «intensifier les actions notamment en ce qui concerne «l’information sur les spécialités, la vulgarisation des modes et dispositifs de la formation professionnelle et l’accentuation des actions d’information sur la nouvelle organisation du cursus de l’enseignement professionnel» a-t-il indiqué, appelant, à cet égard, à «impliquer» les différents partenaires socioéconomiques dans les différentes actions d’information. Pour cette année, il s’agira donc, de «poursuivre les réformes engagées dans les domaines de la pédagogie, de l’enrichissement de la nomenclature des spécialités, de la formation des formateurs et de l’actualisation de leurs compétences» a ajouté M. Mebarki. Il s’agira également de «la rénovation des équipements technico pédagogiques, l’amélioration de la gestion de la gouvernance des établissements, dans le cadre de l’utilisation rationnelle des moyens fournis par l’Etat» a-t-il précisé.
Alger: Samir Hamiche