jeudi , 2 avril 2020

J.M 2021 / Des doutes et des interrogations…

Les Jeux méditerranéens devant avoir lieu à Oran en juin 2021, semblent depuis quelques jours ciblés par des doutes et des rumeurs sur leur maintien ou leur annulation pure et simple du calendrier des grands événements programmés dans la capitale oranaise. Il y a trois semaines, un confrère de la presse locale rapportait que le Président de l’APW d’Oran a été le premier à émettre l’hypothèse d’une annulation de ces JM 2021 en raison des retards qui risquent fort d’être cumulés dans la réalisation et l’achèvement de bon nombre d’infrastructures sportives, indispensables à l’accueil des compétitions. Il se trouve que bien avant l’arrivée de l’épidémie du coronavirus, bon nombre d’observateurs avertis estimaient que l’organisation du futur événement sportif international allait connaitre une série de contraintes et d’insuffisances en raison des nombreux déficits enregistrés, tant au niveau de la réception des travaux et des opérations en cours, qu’au niveau de la mise en œuvre d’un plan fiable et cohérent permettant la maîtrise du déroulement des JM dans les différents domaines, de la cérémonie d’ouverture, jusqu’à leur clôture, en passant par les volets techniques de déroulement des épreuves, de transport, d’hébergement, de sécurité et d’assistance aux participants. Par ailleurs, à ce jour, la majorité des Oranais ignorent totalement ce qui est fait ou devrait être fait en matière de communication et de promotion du futur événement. Seules parfois quelques informations, peut-être gonflées par la rumeur, font état sur les réseaux sociaux de dépenses abusives et inutiles, telles que des «frais d’hébergement dans un hôtel d’affaire pour six ou huit présidents de commission désignés et venus d’Alger pour encadrer les préparatifs des J.M d’Oran. Pointé du doigt par «les mauvaises langues» locales, le Comité d’organisation, institué en véritable administration, dotée de l’autonomie budgétaire, ne pouvait réussir à s’intégrer efficacement dans la société oranaise et encore moins à assurer une quelconque forme d’adhésion et de mobilisation citoyenne en faveur des prochains jeux méditerranéens. Des jeux qui sont eux-mêmes en perte de prestige et en déclin permanent compte tenu des nouvelles conjonctures politiques et sociales qui bouleversent le monde… La logique, le réalisme, et le pragmatisme commandent aujourd’hui aux gouvernants de revoir la stratégie de dépenses publiques et d’assurer des économies là où c’est possible. Pourquoi, entre autres, dépenser un budget de 40 millions de dollars pour ce qui relève plus du «prestige international» que du développement local…
Par S.Benali