mercredi , 21 novembre 2018
<span style='text-decoration: underline;'>Colloque sur le rôle des médias dans la concrétisation du Vivre ensemble en paix </span>:<br><span style='color:red;'>Kaouane insiste sur la contribution des journalistes</span>
© OT / Adda

Colloque sur le rôle des médias dans la concrétisation du Vivre ensemble en paix :
Kaouane insiste sur la contribution des journalistes

A l’occasion de la journée nationale de la presse, l’université de Mostaganem a organisé durant la journée de jeudi dernier, sous le haut patronage du président de la République et sous l’égide du ministre de la Communication,une conférence nationale sur « le rôle des médias dans la consécration du Vivre ensemble en paix ».

Aisi, dans son discours d’ouverture prononcé dans un amphithéâtre garni, en présence du diplomate algérien Lakhdar Ibrahimi ,de Bentounés Khaled, président de l’ONG (association internationale soufie Alawia), des walis de Mostaganem et d’Oran et du P/APW, des autorités civiles et militaires, du recteur, de professeurs, d’étudiants (es), de directeurs de l’exécutif et de représentants du mouvement associatifs. le ministre de la Communication, Djamel Kaouane, a mis tout d’abord l’accent sur la réconciliation nationale, initiée par le président de la République et approuvée par le peuple, qui a permis à l’Algérie le retour à la stabilité et à la paix, après une terrible décennie noire, ce qui a permis d’amorcer le développement dans tous les domaines.
La presse nationale a accompagné, pour une réalisation effective, la politique de réconciliation nationale, a dit le ministre, qui a de nouveau exhorté les journalistes à poursuivre leur action pour aider à faire asseoir chez nous les fondements solides afin de permettre le renforcement de la dite politique qui vient de célébrer son 13éme anniversaire et qui constitue l’une des principales réalisations de l’Algérie ces dernières années, érigeant son expérience, en matière de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent en plateforme des commissions, onusiennes dans le cadre des efforts consentis pour l’instauration de la paix. D’où, le projet du Vivre ensemble en paix, initié par l’ONG Aisia, présenté par l’Algérie à l’ONU, a été proclamé par 193 Etats membres le 8 décembre 2017 comme journée internationale et célébrée le 16 mai de chaque année, a précisé le ministre.
M. Kaouane a encore invité tous les acteurs, notamment les médias, à faire preuve d’actions propres allant dans le cadre de la stabilité et le développement, en ayant en vue les préoccupations et la défense des droits de l’homme en incitent au dialogue tout en profitant des nouvelles technologies de la communication, et en faisant montre des valeurs et principes de déontologie et d’un sens de responsabilité et de professionnalisme, et ce pour la diffusion d’informations et de pensées allant dans le sens de la concrétisation du Vivre ensemble en paix, un choix de grande importance. La contribution des journalistes est un devoir national dira Djamel Kaouane. Celui-ci a aussi lancé un appel en vue d’éviter la publication de rumeurs et de fausses informations. La date du 22 octobre, choisie par le président de la République pour célébrer chaque année la presse, est une marque de considération et d’intérêt qu’accorde le premier magistrat du pays aux journalistes, a déclaré le ministre.
Lui emboîtant le pas, le grand diplomate algérien Lakhdar Ibrahimi qui compte une longue et riche expérience diplomatique, en tant que ministre des affaires étrangères et médiateur de l’ONU dans de nombreux pays en proie à des guerres et des conflits armés, a précisé que le Vivre ensemble en paix doit être le souci commun de tous, dirigeants et peuples des pays pour sa concrétisation. Le rôle des médias doit être positif dans ce domaine pour la réussite du dit concept. L’action négative des médias entraîne des génocides le plus souvent.
A cet effet, il cite le cas de la radio des Collines au Rwanda qui a attisé le conflit dans ce pays et contribue aux massacres de milliers de personnes. La dite radio diffusait de fausses informations. Et comme journal ayant une bonne crédibilité, Lakhdar Ibrahimi cite le Washington Post qui ne publie toute information nationale ou internationale qu’une fois doublement vérifiées pour s’assurer de leur véracité.
Ce diplomate chevronné a dévoilé à ceux (nombreux) non avertis que l’espoir né de la fin de la guerre froide après l’effondrement de l’Union des républiques soviétiques (URSS), suivi du bloc communiste en Europe, a disparu tout juste après. Il n’y avait ni vainqueur ni vaincu.Cependant selon notre diplomate, les Etats Unis d’Amérique, et avec eux, les autres pays occidentaux, se considérant comme vainqueur, ont décidé d’imposer à tous leur modèle, d’où les craintes et la guerre froide qui a repris de nouveau.
Lakhdar Ibrahimi rappelle la victoire des Vietnamiens sur les forces colonialistes françaises le 8 mai 1954 et sur les Américains dans les années 1970, la chute du Shah d’Iran en 1953 par les Américains, les Anglais avec la nationalisations du canal de Suez (Egypte) par Nasser, la conférence de Bandung en 1955, de Belgrade et d’Alger, et la reconquête des indépendances des pays qui étaient colonisés, à l’exception du Sahara occidental et de la Palestine, un changement est intervenu, amorçant un dialogue Sud –Nord.. Les pays non alignés qui voulaient préserver leur souveraineté et dialoguer d’égal a égal avec l’occident, n’a mené à rien, puisque les anciens colonisateurs et les USA, les considéraient comme des opportunistes, et menaient à leur encontre une politique pour asseoir chez eux un néocolonialisme. Le diplomate a aussi évoqué les guerres en Irak, en Syrie au Yémen où la « fitna » est attisée entre chiites et sunnites, qui ne profitent qu’à l’occident et aux sionistes. Notre diplomate n’a pas manqué » de dire que presque tous les dirigeants des pays veulent être amis des Etats unis pour des raisons bien connues.
Khaled Bentouens, président de l’ONG Asia, et initiateur du vivre ensemble en paix, a animé une conférence portant sur la culture du vivre ensemble en paix :. Enjeux et perspectives. Il dira que ce concept, favorable à tous, est dicté par l’Islam qui prône la paix. Le prophète Sidna Mohamed (la paix et le salut sur lui) recommande à tout musulman quand il rencontre quelqu’un de lui adresser le salem (la paix tout d’abord). L’émigration (hIdjra) du prophète) à Méline a permis aux Anssar et aux compagnons de vivre dans la fraternité, la concorde et l’entraide. L’enseignement du prophète (la paix et le salut sur lui) a été pour beaucoup à ces musulmans pour vivre ensemble en paix. L’intervenant a exhorté les journalistes à contribuer à concrétiser le vivre ensemble en paix dans notre pays. Par ailleurs, en marge de cette journée, le diplomate Lakhdar Brahimi a été honoré par le wali.
Enfin, auparavant, dans l’après-midi de mercredi dernier, le ministre de la Communication avait donné le coup d’envoi des travaux de la sixième édition du colloque international de l’association de wilaya de Mostaganem ayant pour thème : l’impact des technologies modernes sur l’évolution du sport et du journalisme.
A cette occasion, le ministre a insisté à l’accès des journalistes aux technologies modernes. Ces moyens ont permis une production d’informations et un échange d’expérience a expliqué Djamel Kaouane tout en soulignant que le secteur de la communication repose sur une stratégie basée sur la numérisation et la professionnalisation. Les nouvelles technologies de la communication ont favorisé l’émergence de la presse électroniques , a dit le ministre.

Mostaganem: Charef.N