lundi , 20 janvier 2020

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La boucherie de Netanyahou et des autres

Ainsi, 1948 accomplit-il 2018 jusqu’au bout. Depuis 70 ans, 80.000 morts pour le conflit israélo-palestinien. 300.000 autres en Syrie, rien qu’en 7 ans. 55 décédés dont un bébé de 2 ans asphyxié par des bombes lacrymogènes et 2000 blessés ces trois dernières semaines sur la bande de Gaza, incontestablement, le terrorisme d’Israël, ce Daech juif est mondialement approuvé par tous les gouvernements en place depuis l’apparition dans l’histoire du sinistre David Ben Gourion. Les décideurs européens et sud américains, font semblant d’être gênés. Donald Trump ne dit mot et donc, consent. D’autres, tels le Guatemala, qui dans la foulée du défi américain, installe déjà son ambassade à El Qods et le Paraguay qui officialise également son transfert, vont jouer les moutons de panurge.
Jusqu’où les Israéliens défieront le monde, entreprendront absolument ce qu’ils veulent et auront les mains libres pour canarder les jeunes palestiniens, simplement parce qu’ils tentent de retourner sur leurs terres natales ? Jusqu’au jour où Tel Aviv cessera de vivre sous l’ombrelle de David Ben Gourion et de Winston Churchill. Même un historien israélien, Tom Segev, un intellectuel engagé, estimait déjà lors de la guerre de Gaza en 2008, qu’«il existe une autre vérité historique qui vaut la peine d’être rappelée dans ces circonstances: aucune opération militaire n’a jamais fait avancer le dialogue avec les Palestiniens». Dans sa biographie sur le fondateur de l’État hébreu, Tom Segev décrit «un homme angoissé ne croyant jamais à la paix». C’était déjà de belles promesses pour le monde arabe. «Construire l’État juif lui semblait plus indispensable que de combattre le nazisme», précisait l’auteur.
Et c’est vrai que les événements qui se bousculent aujourd’hui dans la bande de Gaza, rappellent inexorablement à Ben Gourion, à son fidèle exterminator et «corrompu» de Netanyahou. Il ne se passe plus un jour où ces deux noms, ajoutés à celui de Donald Trump, n’apparaissent sur les médias. Un autre chantre de l’extermination des Palestiniens, l’ex-président de la Cour Suprême israélienne, le juif Aaron Barak, est cité par le récent livre de Segev, l’accusant de «fournir le vernis de légitimation nécessaire à l’occupation définitive des territoires palestiniens».
Le constat des faits quant au massacre des civils palestiniens, dont des femmes et des enfants, confirment les desseins odieux de l’ensemble des dirigeants de Tel-Aviv, toutes générations confondues. Ces intentions ne sont même déguisées, puisque l’armée d’occupation effeuille, toute honte bue, les manifestants comme des marguerites. Ces forces néo colonialistes qui ont compris depuis longtemps que les Arabes sont tellement faibles, divisés et inférieurs aux Occidentaux, qu’ils ne prendront jamais leurs responsabilités, même si les circonstances les auront confondus par la désignation d’El Qods comme capitale d’Israël. Rien ne les affecte. L’électrochoc palestinien met en verve la face endormie d’un monde arabo-musulman qui se tient à carreau, préférant le confort du quotidien que les pétrodollars garantissent. Ce bloc perpétuellement effrité, croit peut-être à une paix, mais ne sait pas, ou fait semblant, que l’agenda israélien est messianique. Les réactions de la Ligue Arabe, à l’image de celle de mardi dernier, n’apparaissent même plus comme de la poudre aux yeux: aucune chancellerie n’y croit, et du reste depuis longtemps. L’Egypte boucle sa frontière avec Gaza, conformément au principe qui veut que chaque pays doit protéger ses frontières, Hamas se garde bien de s’y faufiler….Bref, la solitude de Gaza constitue la première arme de Tel Aviv dans sa stratégie de colonisation et d’extermination des Palestiniens. La scène qui illustre le dialogue de sourds entre Américains et Palestiniens depuis 1948, nous est venue ce mercredi 16 mai, lorsque Nikki Haley, la représentante de Donald Trump au Conseil de Sécurité de l’ONU, a quitté la salle au moment où le délégué de la Palestine entamait son intervention. On sait Nikki Haley avocate convaincue de l’Etat hébreu. Pour couvrir les tueries de Gaza, elle a tonné «qu’aucun pays dans cette salle n’aurait agi avec autant de retenue que l’a fait Israël». En décryptant, elle a rappelé tout le monde à l’ordre, signifiant la position dominante de Washington. Une désinvolture et un manque de respect rare, écrit l’OBS».
Il ya longtemps que La Palestine ne compte plus sur le monde arabe. Quelques pays que je n’ose pas énumérer, entretiennent des relations diplomatiques, d’amitié et commerciales avec Israël. Quant à la passivité des puissances occidentales, elles se cantonnent dans le vieux rôle de jeunes filles indignées, constamment apeurées par les extrémistes sous les ordres de Donald Trump.
Seuls, sous la protection de Dieu, les Palestiniens, savent à quoi s’attendre: continuer la lutte pour la liberté. «La guerre n’est pas si onéreuse que la servitude», disait Vauvenargues. C’était la maxime de notre lutte de libération nationale en Algérie. Nous l’avons suivi, en retour d’1,5 million de chouhadas. Pour les Palestiniens, c’est pareil: «il s’agit de la symétrie des souffrances». Les Israéliens vivent dans la peur des sirènes, mais les Palestiniens vivent avec la mort». Dixit Madjid Messaoud, le président de l’association Les Observateurs de la Palestine.
Par Fayçal Haffaf