lundi , 17 décembre 2018
<span style='text-decoration: underline;'>Le Président de la République Abdelaziz Bouteflika</span>:<br><span style='color:red;'>«La charte pour la paix ne signifie nullement déchirer la page du passé et oublier la tragédie et ses causes»</span>
© OT / Adda

Le Président de la République Abdelaziz Bouteflika:
«La charte pour la paix ne signifie nullement déchirer la page du passé et oublier la tragédie et ses causes»

L’ouverture hier à Oran de la 20ème semaine nationale du Saint Coran, a été marquée par le message du président de la République Abdelaziz  Bouteflika, lu en son nom par le ministre des Affaires Religieuses et des Wakfs Mohamed Aissa.

Le chef de l’Etat a tenu dès le début de son discours, à rappeler que «la force d’une Nation se mesure à sa fidélité à son passé, à son patrimoine et à son histoire et que sa faiblesse réside dans le reniement de son passé, l’abandon de son patrimoine, l’oubli de son histoire et le mépris de son enseignement». «L’identité de l’Algérie, a continué le chef de l’Etat, est sous-tendue par son passé amazigh ancestral, son histoire arabe séculaire et son patrimoine arabo-musulman authentique et la fidélité à ces constantes, c’est la fidélité à la patrie même».
Il a estimé par ailleurs, qu’il est «inadmissible aujourd’hui que les débats creux et le scepticisme systématique poussent nos enfants au déni de leur histoire, au reniement de leurs ancêtres et au dénigrement des constantes de leur identité» et a relevé que «la fidélité à l’histoire et aux aïeux, tout en étant ouverts sur l’ère moderne et en réagissant de manière constructive avec la réalité,  permettra à l’Algérie d’atteindre ses ambitions et de se hisser au rang des grandes Nations». Le président Bouteflika a, aussi mis en garde «contre le fait que nous pourrions, aujourd’hui, être à l’origine du détournement de nos enfants de leurs aïeux oulémas qui ont défini, pour cette patrie, les  fondements d’un référent religieux orthodoxe, inspiré du Coran et de la Sunna et basé sur la modération et le juste milieu. Un référent religieux qui se renouvelle et s’adapte par l’Ijtihad». Pour le président Bouteflika, «c’est là véritablement le risque de  déstabiliser leur confiance en leurs acquis de compréhension et  d’interprétation et de les exposer au danger des courants de pensées intrus, des tendances confessionnelles dévoyées et des mouvances opportunistes instrumentalisant l’Islam pour diviser les sociétés, affaiblir les pays et y semer haine et rancœur».
Soulignant l’impératif d’adopter la vertu de fidélité en tant que «gage» de la sincérité de l’amour de la Patrie, sa défense et sa préservation, il a affirmé que «la fidélité, en tant que valeur fondamentale s’ajoutant aux nobles principes représentant l’échelle des valeurs nationale, constitue le solide rempart contre lequel s’échoueront toutes les manœuvres visant notre identité, notre modération et notre unité religieuse et nationale». Par ailleurs, le président de la République a évoqué les fruits de la  Charte pour la paix et la réconciliation nationale que la Constitution a érigées en principe immuable et en base de travail dans notre appréhension des réalités et des événements, soulignant que «cette charte, née d’une douloureuse crise, ne signifie nullement déchirer la page du passé et oublier la tragédie et ses causes et qu’elle ne nous met pas totalement à l’abri d’une autre tragédie». Il a affirmé que «le danger continuera de nous guetter, si nous ne demeurons pas fidèles à ces martyrs qui se sont sacrifiés pour préserver l’unité de l’Algérie et contrecarrer le discours de la discorde, de la haine et de la discrimination».
Dans le même contexte, le Président Bouteflika a exprimé «la gratitude et la déférence de l’Algérie à tous les imams qui n’ont pas quitté leurs postes, abandonné leurs mosquées et cédé leurs tribunes aux  voix de la discorde durant la Tragédie nationale en payant un lourd tribut», estimant que «la fidélité à cette élite choisie passe par la poursuite de la lutte de l’Etat contre le discours de haine et les tentatives de division sectaire et confessionnelle et la réhabilitation du legs de nos ancêtres oulémas».
En conclusion, le président de la République a appelé l’ensemble des  organisations de la société à assumer leurs missions, à œuvrer à la  conjugaison des efforts au service de l’intérêt général et à apporter aide et assistance aux établissements d’éducation spirituelle, orthodoxe et authentique, afin de propager la vertu dans la société et accompagner cette dernière dans le retour vers son passé de nobles valeurs, leur promotion et leur consécration dans le vécu quotidien.
Nabil.G