samedi , 23 novembre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Ils brandissent la menace du boycott des examens du 1er trimestre</span>:<br><span style='color:red;'>La colère monte parmi les instituteurs du primaire</span>
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Ils brandissent la menace du boycott des examens du 1er trimestre:
La colère monte parmi les instituteurs du primaire

La colère monte de plus en plus parmi les enseignants du cycle primaire qui brandissent désormais la menace du boycott illimité des examens du premier trimestre de cette année scolaire.

Les délégués des enseignants, qui se sont réunis avant-hier, ont opté pour la radicalisation du mouvement de contestation entamé en octobre dernier pour dénoncer leurs conditions socio-professionnelles et pour exiger l’unification du classement et des salaires des enseignants des trois cycles. Les récentes augmentations concédées par les pouvoirs publics aux magistrats et aux employés des banques avec effet rétroactif pour les juges a été pour de nombreux instituteurs du primaire la provocation de trop.
La mobilisation des troupes dans les écoles bat son plein et les appels à la radicalisation trouvent un écho favorable parmi les instituteurs qui se sentent lésés par les pouvoirs publics. La coordination des instituteurs du primaire qui a vu le jour récemment œuvre pour élaborer une plateforme commune de revendications. Cette plateforme comporte une vingtaine de revendications qui portent notamment sur l’amélioration des conditions de travail des maîtres d’écoles, la révision à la hausse des salaires, la classification à la catégorie 12 au lieu de 11 actuellement et le droit à la retraite anticipée et sans condition d’âge. Il est aussi question de la réduction du volume horaire dans le primaire, le droit au logement de fonction et au transport, la régularisation de la situation des enseignants stagiaires et vacataires et la résolution du problème du sureffectif. Le cycle primaire a été secoué ces dernières semaines par plusieurs grèves générales.
Les écoles ont été paralysées par ces grèves générales qui ont été massivement suivies. Ce mouvement de contestation a été lancé pour dénoncer les « injustices » subies par les maîtres d’écoles dans le statut particulier et pour exiger l’«unification du classement des enseignants des trois cycles selon les diplômes universitaires obtenus, la réduction du volume horaire au primaire et l’exemption des instituteurs du primaire des tâches de gardiennage ». Les instituteurs estiment être les plus lésés parmi le personnel enseignant des trois cycles.
Ils sont ainsi contraints d’assurer un volume horaire de 30 heures par semaine, alors que leurs collègues du secondaire n’assurent, selon eux, que le tiers de ce volume horaire. Les contestataires dénoncent également le manque terrible de moyens pédagogiques et matériels dans les écoles primaires, l’insécurité dans les établissements scolaires et les intimidations exercées par l’administration contre les enseignants.