mercredi , 22 janvier 2020

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La dernière ligne droite

La campagne électorale tire à sa fin. Une campagne, qui contrairement à ce qu’on avançait ici et là, s’est déroulée globalement dans les meilleures conditions qui soient. Les candidats ont pu rencontrer les citoyens aux quatre coins du pays et ont pu présenter et expliquer leurs programmes et leur vision de sortie de la crise que connait l’Algérie depuis bientôt un an déjà.
C’est aussi une campagne faite par les candidats eux-mêmes, ce qui rompt avec les campagnes électorales des dernières années qui se faisaient par procuration pour l’ex président de la République. Ainsi, ce sont les 5 candidats eux-mêmes qui sont allés à la rencontre des Algériens et ont pu tâter le pouls de la société de l’Est à l’Ouest et du Nord au Sud.
Dans une Algérie en grande mutation, c’était là un événement majeur pour les prétendants à la magistrature suprême, car ils ne pouvaient se contenter des rapports que pouvaient leur présenter leurs collaborateurs ou se limiter aux articles de presse. Non, il fallait être sur le terrain avec tout ce que cela peut contenir comme bons ou mauvais côtés, mais qui néanmoins et c’est le plus important, pouvait donner aux candidats une idée précise de ce qu’attendait le peuple d’eux.
Ainsi et dès ce dimanche, la préparation de ces élections cruciales pour l’avenir du pays, va entrer dans une autre phase tout aussi importante que celles que l’on a vécues jusque là, puisque beaucoup de choses nouvelles et inédites dans l’histoire des joutes électorales du pays se mettront en place pour garantir un maximum de conditions et de règles à même de permettre une élection des plus transparentes et des plus démocratiques qu’a eu à connaitre l’Algérie depuis son indépendance.
Et c’est peut être là, le plus grand enjeu de ce 12 décembre prochain, car de la transparence de ces élections se dessinera la réussite du mandat du prochain président dont la mission n’a rien d’une sinécure, car il devra mettre en pratique toutes les revendications qui ont été portées par les Algériens tout au long de ces 9 mois passés, comme il devra dessiner les contours de la nouvelle République qui doit naitre des cendres des dérives de ces deux décennies passées, où le bateau Algérie a sérieusement tangué et failli voler en éclats, si ce n’était l’abnégation et la mobilisation des valeureux enfants de ce pays qui ont mis les intérêts suprêmes du pays au dessus de toute autre considération et veiller à sortir de cette difficile passe avec le moins de dégâts possibles.

Par Abdelmadjid Blidi