samedi , 25 mai 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Importation des produits alimentaires  </span>:<br><span style='color:red;'>La facture en hausse durant l’année 2018</span>
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Importation des produits alimentaires :
La facture en hausse durant l’année 2018

Durant l’année 2018, la facture d’importation des produits alimentaires a connu une augmentation. La hausse a été générée plus particulièrement par l’importation des céréales dont la semoule et la farine qui constituaient le gros lot.

Selon les chiffres fournis hier par le Centre National des Transmissions et du Système d’Information des Douanes (Cntsid), organisme relevant des Douanes algériennes, la facture globale d’importation du Groupe des produits alimentaires a atteint 8,573 milliards de dollars (mds usd) en 2018 contre 8,438 mds usd en 2017, en hausse de 135 millions de dollars (+1,6%).
S’agissant de classement par catégories, la facture des importations des céréales-semoule-farine a grimpé à 3,1 mds usd en 2018 contre 2,77 mds usd en 2017, soit une augmentation de plus de 320 millions de dollars, une hausse de 11,55%.
Concernant les importations des tourteaux de soja, elles se sont chiffrées à 619,8 millions usd contre 422,8 millions usd, en hausse de 197 millions usd, ce qui représente une hausse de 46,6%.
Par contre, une baisse de la facture des importations a été enregistrée dans les cinq autres principaux produits alimentaires, à savoir le lait et produits laitiers, sucre et sucreries, café-thé, légumes secs et viandes), en comparaison avec l’année 2017.
« Le lait et produits laitiers ont été importés pour 1,400 mds usd contre 1,409 mds usd, en baisse de neuf (9) millions usd (-0,65%). Concernant les sucres et sucreries, ils ont été importés pour 815,54 millions usd contre 1,034 mds usd, soit une diminution de près de 219 millions usd (-21,15%)», explique Cntsid. Les légumes secs ont été importés pour 387,32 millions usd contre 450,44 millions usd, en baisse de 63,12 millions usd (-14,01%).
De même, les importations du café et thé ont baissé à 367,56 millions usd contre 423,77 millions usd, en baisse de 56,21 millions usd (-13,26%). Les importations des viandes ont également reculé à 186,24 millions usd contre 188,85 millions usd, en baisse de 2,61 millions usd (-1,4%). En dehors de ces sept (7) principaux produits, le reste du Groupe des produits alimentaires a été importé pour 1,70 mds usd en 2018 contre 1,73 mds usd en 2017.
Le Cntsid indique concernant « les huiles destinées à l’industrie alimentaire (classées dans le Groupe des biens destinés au fonctionnement de l’outil de production), leurs importations ont totalisé 926,10 millions usd en 2018 contre 850,36 millions usd en 2017, en hausse de 75,74 millions usd (+9%). Ainsi, la facture globale du Groupe des produits alimentaires et des huiles destinées à l’industrie alimentaire s’est chiffrée à 9,5 mds usd en 2018 contre 9,3 mds usd en 2017 ».

La facture d’importation des médicaments en hausse

Pour ce qui concerne des médicaments (classés dans le Groupe des biens de consommation non alimentaires), il ressort des chiffres des Douanes que la facture d’importation s’est établie à 2,166 mds usd contre 1,892 mds usd en 2017, en hausse de 274 millions usd (+14,44%).
Il est à rappeler dans ce cadre que dès le début de 2018, les autorités ont mis en place de nouveaux mécanismes d’encadrement des importations de marchandises, dont des produits alimentaires (hors produits alimentaires stratégiques). Ces mesures visent à réduire le déficit commercial et de promouvoir la production nationale.
L’importation de pas moins de 800 produits a été suspendue temporairement.
Les autorités concernées ont aussi instauré des mesures à caractère tarifaire prévues par les dispositions de la loi de finances pour 2018, et ce, à travers l’élargissement de la liste des marchandises soumises à la Taxe intérieure de consommation (TIC) au taux de 30% et le relèvement des droits de douane pour des produits alimentaires.
Par ailleurs, la Loi de finances complémentaire 2018 a institué un Droit additionnel provisoire de sauvegarde (DAPS) pour les opérations d’importation de marchandises qui est fixé entre 30% et 200%. Son décret exécutif, promulgué en janvier 2019, a fixé la liste des marchandises (1.095 produits) qui peuvent, désormais, être importées mais qui sont soumises au Droit additionnel provisoire de sauvegarde (DAPS) variant entre 30% et 200%.
Alger: Samir Hamiche