vendredi , 19 octobre 2018

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La fête et le massacre

Les Israéliens n’ont pas fait de quartiers. L’intention de tuer était le seul mot d’ordre qui animait cette armée sauvage qui s’en est pris avec une violence inouïe à des manifestants armés de pauvres pierres face à des monstres armés jusqu’aux dents de toute sorte d’armes automatiques.
Ce 14 mai restera à jamais gravé dans la mémoire des Palestiniens et sera à tout jamais une honte qui accompagnera la conscience des dirigeants de ce monde qui se sont tus devant l’un des massacres les plus horribles de ce début de siècle. Il est manifestement clair que tous les jours qui vont venir, ne seront que des jours de deuil et de liquidation physique à grande échelle contre la population civile palestinienne.
Les Israéliens tuaient en masse à Ghaza et faisaient au même moment, la fête avec les Américains à Jérusalem. Deux images qui renseignent sur l’absurdité prise par les événements dans cette région du monde, dont Trump en a fait une zone de non droit, avec des pratiques moyenâgeuses où les seigneurs du moment se permettent toutes les exactions sans rendre de comptes à personne. La fête et le massacre ont été la ligne de conduite du locataire de la Maison Blanche avec le sournois bourreau Netanyahu qui a bombé le torse alors que ses mains n’ont pas encore séché du sang des enfants de la Palestine.
Mais ces deux hommes sont dans leur logique, et ne font que mettre à exécution leur sale plan arrêté depuis l’arrivée de Trump aux affaires. La honte est pour nous les Arabes qui avons accepté la chose, qui avons vendu notre cause et abandonné nos frères en Palestine. C’est nous qui avons encouragé tous ces massacres, c’est nous qui avons donné notre bénédiction pour que coule le sang de nos frères. Nous avons décidé de regarder ailleurs et de pointer nos armes les uns vers les autres.
Quand les Saoudiens montent au créneau pour clamer le droit des Israéliens à leur Etat, et que d’autres pays arabes font les yeux doux à l’Amérique de Trump en s’attaquant violemment à l’Iran, il n’y a plus rien à attendre. Les Palestiniens et la Palestine ne sont plus sur l’agenda de nos leaders arabes. Ils sont un fardeau qui les empêche de gagner l’appui de Washington et l’indulgence d’Israël.
Alors ils nous parleront d’autres haines et d’autres détestations, celle que l’on doit avoir envers les chiites qu’on nous présente comme nos premiers ennemis. Mais pas d’Israël, qui lui a carte blanche pour massacrer, sans être nullement inquiété et surtout pas par nos rois et nos émirs.

Par Abdelmadjid Blidi