vendredi , 21 février 2020

La forêt de Canastel enfin protégée

Un communiqué diffusé sur le site officiel de la wilaya d’Oran annonce que le chef de l’exécutif, M Mouloud Chérifi a signé un arrêté de wilaya visant à «la protection de la forêt de Canastel contre toute atteinte». Le texte précise qu’il s’agit de «dissuader définitivement la mafia du foncier de s’approcher de ce site et d’interdire tout travaux d’aménagement pouvant compromettre le caractère forestier de cet espace boisé situé entre les communes d’Oran et de Bir El Djir. Le même communiqué insiste sur la nécessité de préserver cette forêt en rappelant que « Toute personne qui enfreint cet arrêté du Wali, sera considérée comme un contrevenant aux biens protégés par la loi et sera, donc, soumise aux sanctions prévues dans le code pénal», indique le même communiqué.

Évoquant hier cette information devant leur café matinal, les commentateurs attitrés de l’actualité locale ne cachaient pas leur surprise en apprenant que ce genre de texte, arrêté ou décret, vient d’être pris aujourd’hui seulement par un Wali soucieux de protéger la forêt de Canastel contre certains «appétits». Plutôt profanes en matière de législation sur la classification et l’intégration d’espaces relevant du domaine forestier, les «mauvaises langues» locales se disaient «scandalisées» par le fait que l’ancien wali en poste, Abdelghani Zaalane, qui avait signé de son côté un «arrêté» concernant cette même forêt, n’aurait, selon eux, pas pris le soin d’engager les mesures et les procédures complètes permettant la mise à l’abri du site forestier très convoité.

«Mieux vaut tard que jamais, estime un retraité affichant, à juste titre, sa satisfaction de constater que le Wali d’Oran, Mouloud Chérifi, a fort heureusement pallié aux carences et au manque de rigueur jusqu’ici cumulés dans la gestion de ce genre de dossier. Cet arrêté du Wali vient à point pour mettre fin à certaines volontés cachées de «confisquer » des parcelles de ce terrain forestier au nom d’on ne sait quel «droit de mitoyenneté». En voulant stopper et faire annuler le beau projet d’aménagement en forêt urbaine récréative, pour d’abusives accusations de destruction du tissu végétal, certains acteurs voulaient surtout conserver leur statut «d’occupants exclusifs», et seuls décideurs de l’avenir de cette zone boisée. Le Wali d’Oran a le grand mérite, et le courage, de barrer la route à la «mafia du foncier» et de rappeler à l’ordre ceux qui croient que les dérives du passé seraient encore possible…

Par S.Benali