mardi , 23 juillet 2019
La « Grinta» et l’amour du pays, l’arme fatale des Verts

La « Grinta» et l’amour du pays, l’arme fatale des Verts

Face à une redoutable équipe ivoirienne, les joueurs algériens ont affiché une grande détermination jeudi soir à Suez, et une «Grinta» à toute épreuve sur le terrain, pour arracher une qualification méritée pour les demi-finales (1-1, aux t.a.b : 4-3) de la CAN-2019 en Egypte (21 juin û 19 juillet).

Ayant réussi à prendre l’avantage, avant de se faire rejoindre au score,  les coéquipiers de Djamel Eddine Benlameri, ont mis du c£ur, et ont  confirmé qu’ils avaient du mental pour dominer, au terme d’une séance  insoutenable de tirs au but, une équipe ivoirienne plus aguerrie pour ce  genre de rendez-vous.
Même si le match face aux Ivoiriens était loin d’être le meilleur depuis  le début de cette 32e édition, il n’en demeure pas moins que les Verts ont  réussi à compenser leur manque de fraîcheur physique, très visible  notamment durant la prolongation, par leur courage et leur envie d’aller  jusqu’au bout de cette compétition. A l’issue de la qualification en 1/8es de finale acquise aux dépens de la  Guinée (3-0), le coach national Djamel Belmadi avait indiqué clairement  qu’il allait se contenter d’un travail psychologique pour galvaniser ses  joueurs en vue du match contre la Côte d’Ivoire. Belmadi a trouvé les mots justes pour permettre à ses joueurs de  l’emporter, et pouvoir continuer leur belle aventure dans ce tournoi. Les  coéquipiers du capitaine Riyad Mahrez n’ont pas déçu, et ont répondu à leur  manière sur le terrain.  L’émotion était grande à l’issue de la rencontre. En pleurs, joueurs et  membres du staff technique fêtaient la qualification en communion avec les  nombreux supporters algériens présents dans l’enceinte de Suez. L’état d’esprit régnant au sein de l’équipe y est pour beaucoup dans le  parcours réalisé jusque-là par l’Algérie, dans une CAN pleine de surprises. Loin de verser dans des promesses non fondées, joueurs et sélectionneur  sont en train d’aller au bout de leur objectif, eux qui ont affiché avant  même le début de la compétition leur ambition de décrocher le graal. Sur les réseaux sociaux, le capitaine Ryad Mahrez, Aissa Mandi, ou encore  Adam Ounas ont exprimé leur attachement au pays, posant ensemble avec  l’emblème national où l’on pouvait lire : «C’est pour ce drapeau et pour  vous on lâche rien inchallah». Ismaël Bennacer qui a posté sur son compte  facebook : «Fier d’appartenir à cette équipe» ou encore Faouzi Ghoulam,  lequel malgré son absence a tenu à soutenir ses camarades avec un message  significatif : «1990-2019. Vous aussi vous pouvez le faire… Incha’ALLAH  la victoire». Les Verts provoquent même l’admiration de tous les présents ici en Egypte.  Les premiers sont les Egyptiens qui trouvent dans l’envie et l’amour du  pays des Algériens une consolation après l’élimination sans gloire des  Pharaons en 1/8e de finale. Rien ne semble donc arrêter cette équipe, estiment l’ensemble des  observateurs présents au Caire.