mardi , 20 février 2018
<span style='text-decoration: underline;'>Chute des prix du pétrole</span>:<br><span style='color:red;'>La hausse de la production pétrolière aux Etats-Unis préoccupe l’OPEP</span>
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Chute des prix du pétrole:
La hausse de la production pétrolière aux Etats-Unis préoccupe l’OPEP

L’ Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), a entamé une série de mesures pour contrer la hausse de la production pétrolière aux Etats-Unis ayant engendré la chute des prix du pétrole.
En effet, la hausse continue de la production américaine continue dans le même temps d’exercer une très forte pression sur les prix, ce qui a poussé l’OPEP à réagir. Cette dernière a notamment revu à la hausse la croissance de l’offre non-Opep pour 2018, croissance qui devrait atteindre 1,4 million de barils par jour (mbj) (contre une croissance de 1,15 mbj attendue le mois dernier) pour atteindre une offre totale moyenne de 59,26 mbj. Les Etats-Unis ont majoritairement contribué à cette révision avec +0,16 mbj, affirme l’organisation. L’Opep a ainsi souligné que «la hausse de la production aux Etats-Unis, demeure préoccupante» alors que l’organisation et ses partenaires, dont la Russie, ont scellé fin 2016 un accord de réduction de leur production visant à rééquilibrer l’offre et la demande mondiale et à faire remonter les prix. Si les prix ont bien augmenté depuis, les producteurs privés américains, qui ne sont pas tenus par l’accord, en ont profité pour relancer de plus belle leurs exploitations de pétrole non conventionnel, qui sont redevenues rentables. En janvier, les 14 pays de l’Opep ont pompé un total de 32,30 mbj, soit une diminution de 8.000 barils par jour par rapport à décembre, selon des sources indirectes. La baisse de la production s’explique principalement par la chute des extractions vénézuéliennes (-47.300 b/j) provoquée par la crise économique et politique qui secoue le pays, et dans une moindre mesure par une production moins élevée en Angola. Alors que les prix du pétrole étaient «au plus haut en plus de trois ans» fin janvier, selon le rapport de l’Opep qui se félicitait des «efforts de rééquilibrage» et de «la croissance économique soutenue», la dynamique a été brisée la semaine dernière. Le pétrole coté à Londres et à New York, a ainsi connu sur la semaine sa plus forte chute hebdomadaire en deux ans, pénalisé par la volatilité à Wall Street et la hausse de la production américaine. Le baril de light sweet crude (WTI) et celui de Brent de la mer du Nord ont ainsi perdu respectivement 9,55% et 8,59% sur la semaine, retrouvant leurs niveaux de fin et mi-décembre.
Il faut préciser par ailleurs, que l’Opep a en outre légèrement relevé sa prévision de croissance mondiale à 3,8% en 2018 (+0,1 point), entraînant une révision à la hausse de la demande de pétrole, estimée à 98,60 mbj, soit une croissance de 1,59 mbj sur l’année.
Alger: Samir Hamiche