dimanche , 22 janvier 2017
<span style='text-decoration: underline;'>Fiscalité ordinaire</span>:<br><span style='color:red;'>La LF 2017 prévoit le recouvrement de 3.000 milliards de dinars</span>
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Fiscalité ordinaire:
La LF 2017 prévoit le recouvrement de 3.000 milliards de dinars

Le directeur général des impôts, Abderrahmane Raouiya, a affirmé hier que la Loi de finances 2017 projette le recouvrement de 3.000 milliards de dinars en fiscalité ordinaire.

Alger: Samir Hamiche

A cet effet, et afin d’avoir une visibilité sur les dépenses de l’Etat et la projection sur les recettes, le gouvernement a mis en place, pour la première fois, un cadrage de programmation budgétaire sur trois années.
L’objectif de ce cadrage de programmation budgétaire sur trois années, est de contenir les dépenses «dans des niveaux soutenables» et d’atténuer les tensions sur le budget de l’Etat. «Avec la crise économique actuelle, il faut une autre projection à faire et je pense que le gouvernement a bien choisi la période pour mettre en place cet objectif», a indiqué M. Raouiya.
Il signale qu’en prenant cette décision, le gouvernement entend pérenniser sa politique sociale et mettre en place des mesures d’encouragement des secteurs productifs, dont il déclare remarquer un «retour palpable sur investissement», compte tenu des recettes «en hausse» tirées de la fiscalité ordinaire.
M. Raouiya signale à ce titre, que la présente loi de Finances projette le recouvrement de 3.000 milliards de dinars en fiscalité ordinaire. Pour ce qui est de phénomène d’évasion fiscale, l’invité a indiqué que l’administration fiscale, en plus de ses activités de recouvrement de l’impôt, a aussi pour mission de lutter contre la fraude fiscale et l’exportation frauduleuse de fonds.
«En cernant et en identifiant les secteurs et les contribuables à risque, nous cernons mieux, dit-il, la fraude et l’évasion fiscale». A ce propos, il note que pour la seule année 2016, il a été enregistré quelque 800 dépôts de plainte contre des «gros fraudeurs» ayant fait l’objet de contrôles fiscaux.
Commentant l’augmentation de 2% du taux de la taxe sur la valeur ajoutée contenue dans la loi de Finances qui passe de 17 à 19%, le directeur des impôts tient, d’autre part, à assurer que celle-ci ne concerne en rien les produits alimentaires de consommation courante.
Commentant le contenu de la déclaration de conformité fiscale volontaire, reconduite par la loi de Finances, il explique que les pouvoirs publics ont prévu cette disposition pour permettre à tout citoyen déposant son argent auprès des banques de régler «éventuellement» un taux de 7% sous forme d’impôt, «afin d’être en règle avec l’administration fiscale».