vendredi , 20 septembre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Les principaux responsables de l’Institution judiciaire le confirment</span>:<br><span style='color:red;'>La lutte contre la corruption sera implacable</span>

Les principaux responsables de l’Institution judiciaire le confirment:
La lutte contre la corruption sera implacable

Le mot d’ordre au sein de la Justice est, on ne peut plus clair: il faut concentrer l’essentiel de l’effort des magistrats à réduire de l’influence des corrompus et des corrupteurs au sein de l’administration. Ce n’est pas une mission aisée, mais il fallait bien l’engager.

Les responsables de l’Institution judiciaire sont véritablement en guerre contre le fléau de la corruption. La mission semble prioritaire et mobilise au plus haut point, les hauts cadres du ministère de la Justice, ainsi que des magistrats de premiers plans. En tête de cette «armée» de justiciers, on retrouve le ministre de la Justice qui n’a de cesse, à chaque fois qu’il prend la parole, d’évoquer précisément la lutte contre la corruption, tout en engageant l’institution dont il a la charge dans un processus plus global, aux côtés d’autres instances de l’Etat, à l’image de l’administration centrale et locale. M.Zeghmati a longuement insisté sur l’impératif d’associer tous les acteurs publics dans l’effort de lutte contre le fléau. Il l’a fait avant-hier à Alger et a renouvelé son discours, hier, à Oran.
Cette lutte qu’il veut implacable contre la corruption, le ministre de la Justice ne la mène pas seul. La toute nouvelle présidente du Conseil d’Etat, fraîchement installée dans ses nouvelles responsabilités, a mis en avant, hier, à partir de Bouira, toute l’importance de maintenir la pression sur les réseaux de corruption. Pour Mme Farida Benyahia, la lutte contre la corruption sous toutes ses formes ainsi que la récupération de l’argent public pillé ou détourné, constituent l’«une des priorités les plus importantes pour le secteur de la Justice». Elle rejoint point par point le discours du ministre de la Justice et installe, de ce fait, l’Institution et le Conseil qu’elle préside dans une trajectoire de guerre implacable contre la corruption.
A l’occasion d’une cérémonie d’installation du nouveau président de la Cour de justice de Bouira, El Aggoune Mohamed, et le nouveau procureur général au sein de la même Cour, Laâzizi Mohamed El Tayeb, Mme Benyahia a tenu à mettre l’accent sur l’importance de ces nominations qui «s’inscrivent dans le cadre du renforcement des responsabilités au sein du secteur de la Justice notamment en cette période importante que traverse le pays», soutient-elle, comme pour fixer le cap aux magistrats.
«La lutte contre la corruption sous ses différents degrés et formes, ainsi que la récupération de l’argent public pillé, constituent l’une des priorités les plus persistantes en cette conjoncture afin de consolider davantage le système de transparence et d’œuvrer pour la construction d’une justice moderne et de citoyenneté», a insisté Mme Benyahia au cours de la cérémonie qu’elle a présidée en présence des autorités locales de la wilaya de Bouira.
Dans son allocution, la présidente du Conseil d’Etat, a insisté sur le fait que la mission de la Justice intervient également dans un contexte plus large, celui de donner une meilleure chance de développement du pays. «Nous veillons à concrétiser en ces circonstances une justice de citoyenneté et moderne afin de pouvoir poursuivre les efforts de développement que connaît le pays», a-t-elle encore souligné.
Sur un autre plan qui n’est pas si éloigné, Mme Benyahia a rappelé, à juste titre d’ailleurs, qu’un travail de qualité est accompli par des fonctionnaires honnêtes et dévoués à l’intérêt de la Nation. Elle a mis en exergue les efforts qu’ils consentent, avant de les appeler à «fournir plus d’efforts afin d’apporter plus d’expérience et de développement au secteur et ce, avec des normes de flexibilité et de communication avec le citoyen et la société». On aura compris que le mot d’ordre au sein de la Justice, est, on ne peut plus clair: il faut concentrer l’essentiel de l’effort des magistrats à réduire de l’influence des corrompus et des corrupteurs au sein de l’administration. Ce n’est pas une mission aisée, mais il fallait bien l’engager.
Yahia Bourit