mardi , 19 juin 2018

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La meilleure option

Plusieurs Israéliens ont été traités en état de choc. Une dizaine de Palestiniens ont été tués. Entre les causes et les conséquences, le gouffre est bien trop grand pour pouvoir être accepté. Israël, qui aime se faire passer pour la victime, trouve dans les roquettes «aveugles» tirées de la bande de Ghaza, un pain béni pour s’adonner à toutes les formes d’exaction et justifier ses boucheries, tout en se faisant passer pour la victime de la «barbarie extrémiste palestinienne».
Le monde entier sait que ces roquettes ne constituent nullement une menace pour la sécurité de l’Etat hébreu, mais tout le monde fait semblant de compatir avec ces «pauvres Israéliens» en état de choc, mais ne verse aucune larme pour les dizaines de Palestiniens tués. L’armée israélienne déclenche, à chaque fois, de violentes représailles, d’une précision mortelle, sans que personne n’en trouve à redire.
Il faut dire qu’Israël trouve en Hamas et d’autres organisations palestiniennes, des alliés de premier ordre pour continuer son jeu de victimisation qu’il puise des tragédies de la deuxième guerre mondiale. Israël a peur de deux choses en réalité. Un soulèvement populaire et une guerre diplomatique. Pour Netanyahu, Mahmoud Abbas est un adversaire beaucoup plus dangereux dans les rencontres internationales et il a besoin des groupes armés palestiniens pour détruire toutes les thèses de l’Autorité palestinienne, qui quoi qu’il en soit portent encore.
Les Palestiniens ne trouveront leur salut que dans cette union qu’ils refusent jusqu’à ce jour. Une désunion qui fait le jeu d’Israël, comme l’a prouvée la relative réaction à la décision de Trump de reconnaître Jérusalem capitale des sionistes. Ces divisions inter palestiniennes ont affaibli la lutte de ce peuple, et n’ont pas permis une vision commune pour arrêter la barbarie juive qui passe comme légitime au sein des instances internationales. Le salut des Palestiniens ne peut passer que par une dynamique diplomatie à tous les niveaux.
Les autres options ne peuvent être enclenchées que lorsqu’on sera convaincu que ce chemin est arrivé à une vraie impasse. Là, et seulement là, toutes les autres options seront donc légitimes et à la communauté internationale d’en assumer l’entière responsabilité.

Par Abdelmadjid Blidi