mardi , 25 septembre 2018
<span style='text-decoration: underline;'>Certains citoyens n’hésitent plus à s’impliquer</span>:<br><span style='color:red;'>La peur du choléra fait relancer les opérations de nettoyage dans les cités</span>
© D.R

Certains citoyens n’hésitent plus à s’impliquer:
La peur du choléra fait relancer les opérations de nettoyage dans les cités

Suite aux importantes opérations de nettoyage et ramassage d’ordures de la ville d’Oran, étant donné l’apparition de cas de choléra au niveau du centre du pays, plusieurs citoyens de différents quartiers, n’hésitent plus à se munir de balais, sachets, poubelles et détergents pour nettoyer leurs cités et ramasser les ordures qui avaient depuis fort longtemps terni le décor.

Eh oui, les cas de choléra enregistrés au centre du pays et suspectés à Oran ont fini par susciter la peur chez le citoyen le poussant à accomplir un travail qu’il fuyait jusque-là.
Après que la wilaya ait pris des décisions draconiennes pour venir à bout de tous les points noirs, ainsi que le curage d’avaloirs, afin de faire face à toute maladie transmissible par de l’eau contaminée ou encore par des animaux nuisibles qui foisonnent au niveau de ces points noirs, surtout après les fêtes de l’Aïd où les dépôts d’ordures ça et là se sont multipliés. Même avec un ramassage quotidien au niveau de plusieurs rues et artères principales, les bacs à ordures débordaient de sachets poubelles éventrés par les animaux nuisibles dont les chiens errants, les chats et autres rongeurs sans oublier ces odeurs qui incommodent et peuvent être la cause de plusieurs pathologies. Et le pire c’est lorsque le soleil tape sur ces résidus rendant ces odeurs encore plus repoussantes voire toxique où prolifèrent moustiques.
Une situation générée par le manque d’entretien des bennes ainsi que des bacs à ordures. C’est pour mettre un terme à cette situation déplorable que ces citoyens se sont organisés.
En fin de journée, après le passage du camion de ramassage d’ordures, ils nettoient les endroits où sont déposés les bacs. Certains diront que cela reste insuffisant, face à l’incivisme de certains. D’autres, par contre, saluent cette initiative et affirment que si chacun y mettait du sien, on arriverait à mettre un terme à cette saleté. Toutefois, certains points noirs persistent au niveau de certaines artères principales, comme le tracé du tram au niveau de certaines places.
Les opérations de nettoyage ou encore de contrôle devraient être quotidiennes voire systématiques et non plus déclenchées par une psychose. Car, comme dit l’adage, il vaut mieux prévenir que guérir…
F.Abdelkrim