jeudi , 12 décembre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Aïn El Türck</span>:<br><span style='color:red;'>La pluie, la hantise des habitants !</span>
© Ouest Tribune

Aïn El Türck:
La pluie, la hantise des habitants !

Chaque goutte de pluie, est depuis ces dernières années, synonyme de hantise chez les habitants de la commune d’Aïn El Türck qui craignent la saison hivernale comme de la peste, bien qu’ils ne récusent pas la bénédiction divine. Mais le calvaire que leur engendre chaque averse pluviale, est devenu symptomatique chez la majorité des citoyens de la station balnéaire et plus particulièrement aux locataires logés en contrebas des quartiers, frontalement exposés aux risques d’inondations de leurs habitations.

Selon un ancien fonctionnaire communal, la commune d’Aïn El Türck n’avait jamais connu dans le passé, le type d’inondations qui surviennent actuellement à chaque saison pluviale, car, selon lui, les couloirs d’orientations des eaux pluviales n’étaient pas obstrués contrairement à aujourd’hui où, des lotissements entiers ont été réalisés sur les oueds; et les avaloirs étaient régulièrement entretenus afin d’emmagasiner ces eaux, contrairement aussi à aujourd’hui où, ces derniers ne sont pas opérationnels parce que leur réhabilitation avait été confiée par le passé à des entreprises défaillantes et véreuses, dont certaines avaient même été interdites par le passé, par un ex-wali d’Oran, à contracter des marchés de réalisation dans la commune d’Aïn El Türck. Outre la sécurité des biens et des personnes que menacent ces inondations, leurs conséquences ont été catastrophiques pour les structures des habitations et la voirie en général.
En effet, nombre de fondations d’habitations, infiltrées par les eaux de pluie, ont été sérieusement entamées, jusqu’à être menacées d’écroulement. La station de Paradis-Plage, a été le théâtre, quelques années auparavant, d’une piètre situation, suite à l’envahissement des habitations par les eaux pluviales qui avaient stagné à plus de 50 cm de hauteur et qu’il avait fallu, évacuer certains locataires à l’aide de canoës pneumatiques. Le risque n’est pas pour autant écarté et il suffit que la pluviométrie se déchaine pour causer des malheurs.
Depuis quelques années, et faute d’un traitement radical du phénomène, l’on se dépêche aux premières averses, d’enlever les tampons des égouts, comme solution palliative, lesquels refoulent les eaux de pluie mêlées aux eaux d’égouts putréfiées, au lieu de les contenir et les orienter vers la mer.

Karim Bennacef