jeudi , 12 décembre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Lutte contre la corruption</span>:<br><span style='color:red;'>La première salve de l’ONPLC</span>
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Lutte contre la corruption:
La première salve de l’ONPLC

On annonce à cette journée d’étude, la présence de représentants des départements ministériels, des organismes de contrôle et de consultation, des institutions économiques et bancaires, des associations civiles et des groupements professionnels.

La problématique de la corruption et de ses conséquences sur le tissu social et sur les institutions du pays, constitue un véritable casse-tête aux organes dédiés à la lutte contre ce dangereux phénomène qui gangrène des pans entiers de la société, ainsi que de l’administration. Les Algériens qui en savent quelque chose, pour avoir été en contact avec un corrompu ou un corrupteur, attendent beaucoup des instances de lutte, notamment l’Organe national de prévention et de lutte contre la corruption (ONPLC). Cet organe sur les épaules duquel est censé reposer une bonne partie de la stratégie anti-corruption de l’Algérie, a-t-il failli à sa mission ou a-t-il été empêché d’agir ?
La question est pertinente et la réponse sera donnée aujourd’hui par les cadres de l’ONPLC à l’occasion d’une journée d’étude consacrée au débat et à l’examen des axes stratégiques de l’avant-projet de la politique nationale globale de prévention contre la corruption.
Le communiqué de l’organe qui rapporte cet événement, censé concentrer toute l’attention des intervenants dans le sensible domaine de la lutte contre la corruption, révèle que la rencontre, qui sera organisée à l’Ecole supérieure d’hôtellerie et de restauration, verra la participation d’enseignants et de chercheurs universitaires intéressés par la lutte contre la corruption et les différents domaines y afférents.
Du beau monde donc et des spécialistes avérés du domaine sont attendus pour donner leur appréciation dans le cadre des concertations lancées par l’ONPLC avec les acteurs de la scène nationale. On annonce à cette journée d’étude, la présence de représentants des départements ministériels, des organismes de contrôle et de consultation, des institutions économiques et bancaires, des associations civiles et des groupements professionnels.
Le communiqué rappelle que «L’ONPLC s’attelle à élaborer un avant-projet pour proposer une politique nationale globale de prévention contre la corruption, en impliquant tous les secteurs gouvernementaux». Il faut savoir à ce propos, que le président de l’ONPLC, Tarek Kour, avait, à plusieurs occasions, souligné que les pouvoirs publics s’étaient engagés à demander des comptes à toute personne impliquée dans des affaires de corruption «quelles que soient leurs fonctions politiques et administratives ou encore leur position sociale».
Cette démarche s’inscrit dans le cadre «d’un système global complémentaire et une vision politique aux contours clairs» qui a pour objectif «la consécration de l’Etat de droit et qui reflète l’intégrité, la transparence et la responsabilité dans la gestion des affaires publiques», selon le responsable. De même qu’il avait insisté sur l’impérative révision de la loi 01-06 relative à la prévention et la lutte contre la corruption pour s’adapter aux mutations et développements survenus dans le pays en cette période sensible.
A aucun moment de la vie de la Nation, pareille rencontre n’est intervenue au bon moment.
Les observations et recommandations des participants à ladite journée, auront théoriquement un prolongement sur le terrain de la lutte contre le fléau de la corruption. Le président de l’ONPLC a ouvert une piste en faisant référence à la loi 01-06. Sommes-nous à la veille d’une véritable guerre contre la corruption ? On le saura bien assez tôt.

Anissa Mesdouf