vendredi , 23 août 2019

...:
La première urgence

Quoi que puissent dire les uns et les autres, le salut de l’Algérie ne peut venir que du dialogue. Un dialogue franc et inclusif qui mettra sur la table tous les aspects de cette crise qui frappe le pays depuis maintenant 7 mois déjà. Ce n’est que de ce dialogue que peut jaillir le début d’une solution capable de mettre en branle un début de sortie de crise.
L’Algérie ne peut plus se permettre de perdre encore plus de temps, car justement, le temps joue contre la normalisation des choses et complique encore plus les choses. Et quoi que puissent avancer les pouvoirs publics, le risque de voir l’économie nationale s’effondrer totalement, est une inquiétante probabilité que l’on ne peut ignorer ou cacher indéfiniment.
Ceux qui refusent ce dialogue qui s’offre à nous ont, il faut le croire, des agendas autres que l’urgence partagée par la majorité des Algériens qui veulent voir, sinon commencer à voir, un début de solution à cette crise qui commence à s’installer et qui paraît convenir à ceux qui critiquent tout azimut, tout le monde et toutes les propositions.
Une posture qui entrave tout avancement et qui travaille à diviser l’opinion nationale, dans un jeu dangereux et risqué. Un jeu que des cercles, mus par des visées loin d’être innocentes, veulent les passer pour des prétendues revendications démocratiques, alors que ce n’est là qu’un subterfuge flagrant, pour pousser les choses vers le pourrissement.
Alors que l’été et les vacances tirent à leur fin, et que la rentrée sociale frappe aux portes, il devient encore urgent de créer les conditions les meilleures pour engager le processus de retour à la légalité constitutionnelle et institutionnelle qui doit déboucher sur l’élection d’un président légitime, seul habilité, de par la force des urnes, à tracer le cap à suivre et surtout à mettre en pratique les revendications exprimées par le peuple algérien depuis le 22 février 2019.
A partir de ce premier grand pas vers la normalisation de la situation politique, d’autres actions démocratiques peuvent être engagées comme les élections législatives et locales, mais aussi une révision de fond en comble de la Constitution et d’autres réformes encore qui doivent répondre graduellement à toutes les revendications exprimées par le hirak.

Par Abdelmadjid Blidi