mercredi , 21 novembre 2018

La prise en charge des préoccupations collectives…

Ils sont plutôt nombreux ceux, qui à chaque occasion, s’activent dans le dénigrement et les spéculations visant à forger au sein de l’opinion le doute et le discrédit envers les pouvoirs publics. Mais, il est vrai, malheureusement, que l’Histoire leur donne parfois bien raison. Au café des mauvaises langues locales, on évoque souvent des pratiques de corruption, réelles ou supposées, inscrites au registre de la prédation et de la conquête des assiettes foncières à Oran. On se souvient de cet ancien wali qui a été ciblé juste avant son départ par des rumeurs et des supputations qu’il dénonçait souvent lui-même au cours d’une réunion avec les élus ou les associations. Et parmi ceux qui le soutenaient, et l’applaudissaient, persuadés de la sincérité de ses propos et engagements, rares aujourd’hui sont ceux qui gardent intacte leur même appréciation. Personne à Oran ne peut oublier les promesses et les discours tapageurs de cet ancien décideur local qui brandissait ses «grands projets de modernisation» qualifiés «d’uniques en leur genre», tout en clamant sa ferme volonté d’assainir la gestion locale des dérives et des carences connues depuis des ans. Pour une majorité d’acteurs sociaux et de médias oranais qui soutiennent à juste titre, les efforts, les réalisations et les projets engagés au registre du développement, les rumeurs et les «théories du complot» visant un responsable local, relèvent d’un débat, peu intéressant, voire inutile, compte tenu de l’importance des enjeux et des défis imposés à la métropole oranaise pour guérir tous ses maux, sortir de sa léthargie et rayonner, pourquoi pas sur cette partie ouest du bassin méditerranéen. Une ambition partagée, et bien affichée par les nouveaux jeunes responsables locaux qui, depuis 2013, se succèdent au chevet de la ville. Une nouvelle génération de Wali appréciés pour leur pragmatisme et leur franc-parler, et qui ne sont apparemment pas en quête d’éloges ou de compliments pouvant flatter leur parcours ou favoriser leur carrière. Mais face à la réalité d’un terrain local marqué par les déficits, les retards et les lourdes lacunes héritées, la mission ne cesse de se compliquer au rythme des «pièges» fomentés par certains acteurs qui se complaisent discrètement dans les commérages, les ragots, les rumeurs et les jérémiades hypocrites sur l’état des lieux de la ville et la prise en charge des préoccupations collectives…

Par S.Benali