dimanche , 26 janvier 2020

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La rencontre de tous les espoirs

Encore une fois, la communauté internationale est au chevet de la Libye. Le cadre cette fois, c’est la ville italienne de Palerme où on a tenté de réunir toutes les parties qui de prés ou de loin, sont impactées par la situation dans ce pays, et ce, sous l’égide des Nations Unis.
Les pays du voisinage, ainsi que des pays européens tentent d’accorder leurs violons pour sortir de cette impasse qui menace toute la région.
L’Algérie forte de son expérience amère avec le terrorisme a un grand rôle à jouer. Et c’est à ce titre qu’elle insiste sur le fait que la sortie de crise ne peut se faire qu’à travers un dialogue inclusif où toutes les parties libyennes en conflit doivent trouver des terrains d’entente. Il faut dire que de tous les hauts responsables présents, M. Messahel a été l’unique personnalité qui a osé sillonner la Libye du nord au sud et de l’est à l’ouest pour rencontrer les acteurs principaux de la Libye post-Kadhafi. Une connaissance qui confirme l’engagement sincère de l’Algérie à trouver une solution globale à ce conflit qui dure depuis des années déjà.
L’approche de l’Algérie a été magistralement explicitée par le premier ministre Ouyahia qui a déclaré que la solution en Libye «exige un rapprochement entre les Libyens et que, pour cela, ils devront dépasser leurs divergences et s’accepter dans leur pluralité politique et idéologique». Il a aussi rappelé le rôle central de l’Onu, estimant que «Dès lors que l’ONU leur (les Libyens) offre une feuille de route pour les rapprocher, elle doit aussi les contraindre à avancer et que le Conseil de sécurité doit exercer sa pression et même des sanctions contre tout acteur libyen qui entraverait la mise en œuvre du Plan de paix».
L’Algérie estime aussi que l’obtention de la paix dans ce pays doit se faire en dehors des ingérences étrangères, et c’est ce qu’a rappelé M.Ouyahia qui a déclaré que le rapprochement entre les acteurs libyens, nécessite l’arrêt des interférences étrangères». «Chaque pays est en droit d’avoir ses propres ambitions en Libye, mais chacun doit admettre que la concrétisation de ces ambitions nécessite d’abord une Libye en paix, dans la préservation de son unité et de son intégrité».
Le message est donc clair, car le plus urgent est d’arriver à arrêter l’effusion de sang et d’éviter à la Libye de sombrer dans le chaos total, et c’est ce que doivent prendre en compte toutes les parties en conflit, mais aussi les pays qui veulent imposer leur clan dans la nouvelle Libye.

Par Abdelmadjid Blidi