mardi , 2 juin 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Pr. Chems Eddine Chitour </span>:<br><span style='color:red;'>La reprise à partir de la troisième semaine d’août</span>

Pr. Chems Eddine Chitour :
La reprise à partir de la troisième semaine d’août

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr. Chems Eddine Chitour, a affirmé que l’université algérienne doit être en phase avec l’universalité et devenir la locomotive de l’économie algérienne.

Intervenant, hier, sur les ondes de la chaîne III de la Radio nationale, le ministre a affirmé que « tout commence à l’école, là où on formera le futur citoyen et plus précisément le futur eco-citoyen, car, nous nous dirigeons vers un monde de plus en plus difficile où nous devons économiser et aller vers la sobriété », a-t-il indiqué.
Le ministre a affirmé, toutefois, que « le problème qui se pose c’est que jusqu’à présent nous n’avons pas fait émerger les compétences, les savoirs, les fulgurances, les talents que nous avons dans chacun des jeunes et enseignants et enseignantes », a-t-il suggéré.
Pour le ministre, le coronavirus était l’occasion pour constater que le pays dispose « de cerveaux et des jeunes qui réfléchissent où chacun dans son rôle a fait ce qu’il a pu faire contre la pandémie et chacun a pu contribuer dans cette bataille », a-t-il affirmé.
Revenant au rôle de l’université, le ministre a indiqué que celle-ci doit se projeter dans l’avenir, dans les technologies. « L’Algérie a raté son entrée dans le 21e siècle et devrait donc, à ce titre, tout faire pour prendre le train de la modernité, celui de la science, du savoir-faire et des nouvelles technologies pour penser son futur », a indiqué le ministre.
Détaillant les mesures futures pour encourager le secteur technologique, le ministre a indiqué qu’il faut créer au niveau du campus de Sidi Abdallah, à Alger, des grandes écoles permettant « de donner une visibilité d’avenir à la nation ».
Il a cité « des écoles de mathématique, de physique, d’informatique, d’intelligence artificielle, de robotique et d’un ensemble de matières pour y développer les technologies de pointe et cela, quelle que soit la santé financière du pays ».
Le membre du gouvernement a affirmé qu’il faut aussi implanter dans le site de Sidi Abdallah des écoles de médecine, de sciences économiques quantitatives, de droit de la mer, de l’espace ainsi que des conflits internationaux, « afin, souligne-t-il, d’être en phase avec ce qui se passe ailleurs ».
« Le plus important sera de garder les éléments qui y auront été formés, et pour cela, leur créer des statuts particuliers, de manière à ce qu’ils choisissent de rester dans un pays qui, jusqu’alors, a formé pour l’étranger », a-t-il affirmé.
Le Pr. Chitour a déploré toutefois que 20 000 à 25 000 hauts diplômés quittent l’Algérie pour d’autres pays. Il a dans un autre cadre, préconisé de changer le cursus de l’université traditionnelle et il faut absolument protéger les 20 000 cadres dont elle dispose présentement.
Le ministre a ainsi indiqué qu’un appel sera lancé à l’adresse des chercheurs expatriés algériens installés notamment aux États-Unis, en France, en Australie pour venir et enseigner dans le pays.
Interrogé sur la reprise des activités au sein de l’université dont les portes étaient fermées à cause du coronavirus, le ministre a indiqué que la reprise universitaire va se dérouler à partir de la troisième semaine d’août. Il a annoncé la mise en place d’un programme de rattrapage des cours manquants et organiser, ensuite, les examens.
Samir Hamiche