dimanche , 26 janvier 2020

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La Révolution, la CAN et le tourisme

La fête estivale de la CAN finie, l’Aïd El Adha pointe du nez pour écouter la saison des vacances. Mais il ne faut pas croire que c’est le cas pour tout le monde. Les plus nantis d’entre les Algériens ont toujours la possibilité de rêver aux vacances à l’étranger, avant d’entamer la nouvelle année sociale, avec sa rentrée qu’on attend très «politique». Et pour cause, du côté des agences de voyages, le calendrier estival pour la seconde moitié du mois d’août est déjà plein.
Premier constat des voyagistes: la Turquie gagne en importance dans les carnets de commande. Normal, dirons-nous. Le pays est vaste et sa culture l’est tout autant. Et plus encore, ces feuilletons à l’eau de rose et ses séries historiques constituent de vrais produits d’appel pour le secteur touristique. En effet, à voir l’engouement qu’éprouvent les Algériens pour les produits touristiques turcs, il y a fort à parier que ce pays aura sans doute la côte auprès des visiteurs.
L’attrait qu’a ce grand pays musulman sur les plus nantis d’entre les Algériens et pas que, ne tient pas qu’aux aspects culturels. Depuis plusieurs années, les étés constituent désormais une opportunité pour les Algériens d’aller chercher de la joie de vivre ailleurs qu’en Tunisie, en Egypte ou en Syrie.
A contrario, les Trucs ne savent toujours rien des lieux «mythiques» à l’image de la corniche jijilienne, Bejaâi El Kala ou Ghazaouet. Ni de l’histoire plusieurs fois millénaire de notre grand et beau pays. Nos sites magnifiques sont, soit inondés par des vacanciers nationaux, obligés d’accepter une qualité de service en dessous de tout, ou totalement délaissé en raison d’une dégradation ahurissante de cette qualité de service.
De fait, cet été encore, on aura à constater que la destination Algérie est très sérieusement concurrencée et on voit mal comment nos destinations, malgré la beauté des sites, pourraient rivaliser avec le dynamisme et le professionnalisme de l’industrie touristique qui nous vient des pays émergeants. Il faut dire que pour cette édition 2019, il a également été constaté toute la difficulté éprouvée par les professionnels algériens à se mesurer aux industries touristiques des pays de destinations des vacanciers algériens.
Faut-il espérer une montée en puissance du tourisme, après que l’image du pays s’est doublement valorisée par le mouvement populaire et la coupe d’Afrique des nations ?

Par Nabil.G