dimanche , 16 juin 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Plusieurs marches, grèves et rassemblements organisés hier</span>:<br><span style='color:red;'>La rue maintient la pression</span>

Plusieurs marches, grèves et rassemblements organisés hier:
La rue maintient la pression

De nombreuses marches et mouvements de débrayage ont eu lieu hier au niveau de plusieurs wilayas du pays. À Alger, les étudiants, dont les rangs ont été renforcés par d’autres citoyens, ont organisé de nouveau une manifestation pour s’opposer à la désignation de Abdelkader Bensalah comme chef de l’Etat pour les trois prochains mois.

Au lendemain de cette désignation, en application de l’article 102 de la Constitution, la rue ne désemplit pas et les citoyens continuent de manifester pour exprimer leur rejet de cette option largement contestée. Les manifestants ont également réclamé le départ du Premier ministre Noreddine Bedoui et le président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaiz.
Au niveau de la capitale, une foule impressionnante s’est massée depuis la matinée d’hier à l’esplanade de la Grande Poste et dans les alentours. Les services de sécurité ont tenté en vain, de disperser les manifestants.
La police a usé des canons à eau et quelques coups de bombes lacrymogènes sans pouvoir disperser les manifestants déterminés à continuer leur rassemblement en scandant des slogans hostiles au nouveau chef de l’Etat Abdelkader Bensalah. Munis de pancartes, de banderoles, et emblèmes nationaux, les étudiants ont réclamé le départ ce qui a été appelé les trois «B» à savoir Bensalah, Belaiz et Bedoui.
En plus de la Grande Poste, des manifestants dont le nombre est moins important, sont massés à l’entrée du boulevard Amirouche et près du quartier Mauritania ainsi qu’au niveau de la rue Hamani (ex-Charras).
Pour ce qui est de la contestation dans d’autres wilayas du pays, des étudiants et plusieurs catégories professionnelles ont organisé des marches et des rassemblements pour exiger également le départ des trois «B». Des manifestations et des grèves ont eu lieu notamment à Tlemcen, Tiaret, Relizane, Chlef, Tizi-Ouzou, Béjaia et Bouira.
À Bejaia, des travailleurs de la Sonatrach et ceux d’autres administrations sont en grève. Un mouvement de débrayage a touché aussi le port de la ville éponyme. À Bouira, des milliers de manifestants ont organisé un rassemblement à l’esplanade de la Maison de la Culture. À Tiaret, c’est les enseignants qui sont en grève. À Tizi-Ouzou, les institutions publiques sont paralysées par la grève pour le 4e jour consécutif; il s’agit des écoles, des banques, des agences postales et des administrations dont les portes sont fermées.
Dans la même wilaya, les travailleurs de l’ENIEM sont en grève et une marche de 10 km a été organisée et les travailleurs ont parcouru un itinéraire partant du siège de l’entreprise jusqu’au centre-ville.
À Relizane, c’est la confédération des syndicats algériens qui a appelé à une grève mardi dernier. Celle-ci était largement suivie hier.
Il est à rappeler, que les étudiants ont organisé mardi dernier un rassemblement au niveau de la Grande Poste d’Alger et dans plusieurs wilayas du pays.
Les étudiants ayant manifesté par milliers, ont exigé le départ des Bensalah, Belaiz et Bedoui. À Alger et en dépit d’un impressionnant dispositif de sécurité, les étudiants ont marché de la Faculté centrale à la Grande Poste. La police a utilisé les canons à eau et les bombes lacrymogènes pour tenter de les disperser.
Alger: Samir Hamiche