mercredi , 1 avril 2020

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La seule option

Tout s’accélère et le pays entre de manière claire vers les mêmes étapes par lesquelles sont passés les autres pays qui ont vu l’épidémie du coronavirus apparaître sur leurs territoires avant l’Algérie.
L’urgent, de l’avis de plusieurs parties, c’est d’éviter les erreurs par lesquelles sont passés ces pays qui ont tardé à prendre les décisions qui s’imposent au moment où il fallait les prendre. Les gouvernements concernés ont reconnu leur erreur et malgré toutes les assurances qu’ils donnaient sur la fiabilité de leur système sanitaire, ils ont découvert que le drame était de plus grande ampleur qu’ils ne l’avaient imaginé.
Une situation qui donne à réfléchir en Algérie, car il est clair que notre système sanitaire ne pourra pas faire face, si les cas se multiplient et surtout se compliquent comme on le voit en Italie ou en France actuellement. Notre salut ne pourra venir que des comportements qu’auront à adopter les citoyens. Le civisme mais aussi la discipline, le respect et la prise de conscience qui s’imposent en pareils cas.
Le gouvernement et les hautes autorités du pays multiplient les réunions et les décisions, avec ce souci toujours permanent d’éviter la panique, mais avec la fermeté qui doit régner dans ce cas majeur, où tout le monde doit se conformer aux instructions sans rechigner
Il ne s’agit pas d’une personne ou d’un groupe, mais de l’intérêt suprême de la Nation et qui engage la vie de milliers d’Algériens. La situation est unique dans l’histoire du pays, comme dans celle de toute l’humanité, qui fait face à un ennemi inconnu, que personne n’arrive à cerner ni à savoir comment il pourrait évoluer dans les semaines à venir.
Le drame il est justement là. On ne sait ni comment tout cela va évoluer, ni s’il y aura une fin à cette tragédie mondiale qui dépasse de loin le seul cas de l’Algérie. Tout le monde tâtonne et s’accroche à la seule solution qui a plus ou moins fait ses preuves dans le premier pays touché, à savoir, la Chine qui a opté pour un confinement total et complet de plus de 50 millions d’habitants dans la seule région de Wuhan.
Aujourd’hui, c’est ce qui existe et rien d’autre, et c’est ce vers quoi se dirige l’Algérie pour faire retarder au maximum les choses et permettre à nos hôpitaux et autres centres de santé d’avoir une petite longueur d’avance sur le virus et ne pas se voir déborder dés les premiers rushs des malades qui seront très nombreux, c’est sûr.
Par Abdelmadjid Blidi