dimanche , 24 septembre 2017
<span style='text-decoration: underline;'>Mme Fatma Zohra Zerouati de Tissemsilt:</span>:<br><span style='color:red;'>La société civile doit s’impliquer dans la Protection de l’environnement</span>
© Ouest Tribune

Mme Fatma Zohra Zerouati de Tissemsilt::
La société civile doit s’impliquer dans la Protection de l’environnement

La ministre de l’Environnement et des Énergies renouvelables, Mme Fatma Zohra Zerouati, a affirmé lundi à Tissemsilt, que l’enfant était un acteur essentiel dans la protection de l’environnement dont l’importance doit, en conséquence, lui être inculquée davantage.

S’exprimant à l’occasion de sa visite de travail dans la wilaya de Tissemsilt, Mme Zerouati, accompagnée notamment du wali de Tissemsilt, a exhorté les intervenants dans la protection de l’environnement à œuvrer davantage pour rapprocher les enfants du milieu naturel dont essentiellement les forêts. «C’est bien de rapprocher l’humain de la nature, mais c’est beaucoup mieux de mettre nos enfants en contact direct avec la nature et notamment avec les forêts» a-t-elle relevé. Mme Zerouati a alors invité la société civile à s’impliquer dans l’éducation de l’Enfant sur la protection de la nature dans toutes les wilayas afin de permettre aux enfants de découvrir les potentialités forestières de leurs propres régions.
Pour rappel, l’Algérie a enregistré en 2016, près de 23 millions de tonnes de déchets tous types confondus au niveau national dont 11,5 millions de tonnes de déchets ménagers, 11 millions de tonnes de déchets inertes, 0,4 million de tonnes de déchets spéciaux et 2% de produits dangereux. Zerouati a inauguré la Maison de l’environnement de la wilaya entrée, l’an dernier, en exploitation à l’occasion de la journée mondiale de l’environnement.
Cette maison dispose d’un espace d’expositions, une bibliothèque verte, une salle informatique, une salle de conférences et une pépinière. Elle accueille des activités du mouvement associatif dont des journées d’étude et de sensibilisation sur l’environnement, selon notre source. Réalisée pour un coût de 100 millions de DA au titre du PSD, cette maison assure la formation et l’accompagnement des élèves et adhérents des établissements de jeunes dans des domaines de l’environnement. Madame Fatma Zohra Zerouati a indiqué à chacune de ses escales, que «la protection de l’environnement n’est pas l’affaire de l’Etat à lui seul qui continuera à mettre les moyens nécessaires mais aussi celle de la société civile». «L’État ne se désengagera jamais de ses engagements quant à la sensibilisation et à la protection de l’environnement. Mais faut-il aussi que le citoyen s’implique totalement effectivement et durablement dans la protection et la préservation de l’environnement soulignera-t-elle encore. Abordant la question du tri sélectif dans la collecte des ordures ménagères, la ministre espère voir ce type d’actions multipliées par la généralisation de ce procédé de traitement de nos ordures ménagères et leur recyclage «j’espère que les comités de cités et de quartiers avec l’appui des APC de tout le pays qui n’ont pas encore inscrit dans leur cadre de vie cette opération, le fassent dans les meilleurs délais. Leur contribution ne sera que bénéfique pour notre environnement dira-t-elle.
La ministre en appellera aussi à la famille de l’Education nationale pour qu’elle soutienne les efforts des pouvoirs dans le sens de la sensibilisation des enfants quant à la préservation de leur environnement. La ministre a procédé à l’inauguration du siège et parc de l’établissement public de la wilaya pour l’amélioration urbaine, nom de «El Ouancharice Net». La mise en place de cet établissement pour l’amélioration urbaine vient traduire cette préoccupation et ce, comme l’une des mesures importantes pour faire face à tous les déséquilibres liés aux espaces verts et la propreté de l’environnement et l’élimination des excréta aléatoires et l’absence d’éclairage public.
Cet établissement est chargé notamment de réaliser toutes les opérations de nettoiement, de collecte et de transport des déchets ménagers aux centres d’enfouissement technique et des décharges publiques. Il vise aussi à entretenir des vides sanitaires des bâtiments, balayer les voies et les espaces de proximité, garantir l’hygiène des lieux accueillant le public, assainir les oueds et entours immédiats, éradiquer les insectes et lutter contre les vecteurs des maladies transmissibles et mettre en œuvre des schémas de collecte de transport de déchets, contribuer à la position du tri sélectif des déchets, suivre toutes les étapes du traitement des déchets pour réduire la pollution et les risques sanitaires.
Créer, aménager, réhabilitation, gestion et entretien des espaces verts, des jardins publics et des allées et en assure leur gardiennage. Procéder à l’implantation des plans d’ornement et d’alignement sur le bord des rues etc. Étudier et réaliser les réseaux d’éclairage publics au niveau des villes et des agglomérations relevant des communes de la wilaya. Procéder à l’entretien du réseau voirie et des accès dans le milieu urbain. Comme elle a eu à insister sur la mobilisation du mouvement associatif, de société civile, des politiques, des travailleurs et responsables des entreprises et administrations «à agir au plus vite pour protéger l’environnement qui se dégrade de jour en jour pour diverses raisons». Sur ce, l’hôte de Tissemsilt ne manquera que son département ne tardera pas à passer à l’acte contre les pollueurs «nous allons prendre de sévères sanctions contre tous les pollueurs qui persistent et signent dans leur mauvaise prise en charge de leurs déchets».
Par ailleurs, la ministre a visité un centre d’enfouissement technique (CET) des déchets urbains solides. Ce genre d’infrastructure, contribue à la protection de l’environnement contre la pollution engendrée par les déchets, s’inscrit dans le cadre du plan de développement des Hauts Plateaux, permettant le traitement et la gestion des déchets solides de 33 220 habitants, soit une moyenne de 1 000 tonnes chaque année. La wilaya de Tissemsilt compte un CET des déchets urbains solides au chef-lieu de wilaya et 5 décharges contrôlées. Ce centre et les 5 décharges contrôlées pour lesquels une enveloppe de 1 milliard 581 millions de DA a été débloquée dans le cadre du programme de développement des Hauts-Plateaux, sont implantés au niveau des communes de Bordj Emir Abdelkader, Khémisti et Ammari.
Ce CET traite environ 15.000 tonnes de déchets domestiques par année, ce qui permettra la prise en charge de 70.000 habitants, soit couvrir les besoins de sept communes que sont Ammari, Sidi Abed, Maâcem, Bordj Emir Abdelkader, Youssoufia, Khémisti et Laâyoune, a précisé un responsable. La wilaya de Tissemsilt s’est renforcée par d’autres centres similaires situés à Bordj Bounaâma, Theniet El-Had, Lardjem et à Lazharia. En fin de journée, la ministre a visité le parc régional d’Aïn Antar, relevant de la commune de Boucaid, se distingue par son implantation à près de 1 200 mètres d’altitude au pied de l’Ouarsenis, ce qui en fait l’une des communes les plus élevées d’Algérie. La principale forêt Ain Antar, est classée parc régional et constitue le principal site touristique de la région. La ministre a par ailleurs, rencontré la société civile.

Mohamed Achraf