lundi , 22 juillet 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Elle a organisé, hier, sa conférence nationale</span>:<br><span style='color:red;'>La société civile se positionne</span>

Elle a organisé, hier, sa conférence nationale:
La société civile se positionne

L’ensemble des présents à la conférence ont mis en évidence la nécessaire «ouverture d’un dialogue national global avec la classe politique, les personnalités nationales et la société civile ainsi que les activistes du Hirak populaire.

Réunies hier au siège du CNAPEST, à Alger, quelques 71 organisations de la société civile dont des associations, des collectifs et des syndicats, se sont entendu sur le principe d’une démarche unitaire qui prône le dialogue national comme unique moyen de sortir le pays de la crise. A l’appui de leur position de principe, les participants à la Conférence nationale ont mis en avant une feuille de route pour gérer une transition rapide vers un système plus démocratique, mais après une rupture avec l’actuel.
En fait, l’initiative annoncée lors de cette rencontre, réunit trois dynamiques, à savoir, la Confédération des syndicats autonomes, le Forum civil pour le changement et le Collectif de la société civile qui compte plusieurs associations et organisations de droits de l’Homme. C’est ce conglomérat inédit en Algérie et dont le spectre idéologique est très large a su trouver les points de convergence, en insistant sur «l’accélération de la transition démocratique fluide conformément à un processus électoral concrétisant la rupture avec les systèmes de tyrannie et de corruption et garantissant l’édification d’institutions légitimes et crédibles». Le propos est en soit tout un programme, bien que les acteurs de la société civile soient animés d’une grande volonté pour concrétiser les objectifs que s’assigne la conférence.
Parmi ces objectifs, il est question de «l’installation d’une personnalité nationale ou d’une instance présidentielle consensuelle supervisant la période de transition pour la reprise du processus électoral pour une période de 6 mois à un an au maximum». Un point visiblement non négociable et qui suppose le départ de l’actuel président de l’Etat et du Premier ministre. A cette nomination, l’initiative consensuelle propose «la formation d’un Gouvernement de compétences nationales pour la gestion des affaires et l’installation d’une instance indépendante chargée de la supervision, l’organisation et l’annonce des résultats de l’élection, en garantissant les mécanismes de contrôle».
L’ensemble des présents à la conférence ont mis en évidence la nécessaire «ouverture d’un dialogue national global avec la classe politique, les personnalités nationales et la société civile ainsi que les activistes du Hirak populaire au sujet de la situation politique et socioéconomique du pays». Un point central dans la démarche et qui suggère une perspective où toutes les forces vives de la nation puissent reprendre à leur compte les résultats de la conférence, arguant que «l’aboutissement du processus électoral requiert la préparation d’un climat général pour l’exercice des droits et des libertés individuels et collectifs et le respect des droits de l’Homme à travers des mesures d’accompagnement du processus politique afin d’instaurer la confiance des citoyens et garantir une adhésion effective à ce processus».
Les travaux de la Conférence de la société civile se sont poursuivis avec l’intervention de nombre de représentants de syndicats, d’associations et d’organisations nationales, qui ont «valorisé» l’initiative politique proposée et souligné unanimement que cette rencontre était «un acquis historique». Il y a lieu de souligner, enfin, que cette initiative sera proposée à la classe politique et à des personnalités nationales lors d’une autre rencontre.
Anissa Mesdouf