mercredi , 24 juillet 2019
<span style='text-decoration: underline;'>PDG de la Sonelgaz </span>:<br><span style='color:red;'>«La tarification d’électricité sera revue tôt ou tard»</span>
© APS

PDG de la Sonelgaz :
«La tarification d’électricité sera revue tôt ou tard»

Qualifiée de faible par le PDG de la Sonelgaz Mohamed Arkab, la tarification actuelle de l’électricité ne permet pas d’autofinancer les projets de l’entreprise publique ce qui explique que la hausse des prix n’est pas exclue à l’avenir.

Compte tenu des besoins de la Sonelgaz en matière de fonds pour financer ses projets, la tarification de l’électricité sera revue tôt ou tard d’autant qu’elle ne permet, à l’heure actuelle, de s’autofinancer. Intervenant hier sur les ondes de la chaîne III de la Radio nationale, M. Arkab a étalé les grandes lignes du plan de développement de la Sonelgaz, en mettant en exergue la priorité du groupe, savoir: la satisfaction de la demande nationale en matière d’énergie. 
«La priorité est de satisfaire la demande nationale qui est toujours grandissante» a déclaré d’emblée le responsable. Ce dernier, a affirmé que depuis la promulgation de la loi en 2002 sur l’électricité, la Sonelgaz a connu une mutation avec la création d’une quarantaine de filiales, exerçant dans divers domaines. M. Arkab a affirmé qu’actuellement, l’entreprise publique est en plein chantier d’une nouvelle vision stratégique. «Avec le contexte actuel, nous avons commencé à réfléchir à faire face à la problématique de financement, chercher la diversification et mettre en place un plan d’efficacité énergétique; ceux-ci, sont les ingrédients d’une nouvelle vision stratégique à l’horizon 2030» a détaillé l’invité de la chaîne III.
Il a aussi annoncé le lancement d’une révision de l’organisation de la Sonelgaz pour qu’elle soit en phase avec la vision stratégique 2030.
Pour ce qui est de financement de cette vision stratégique, M. Arkab a affirmé que dans le cadre de la loi de 2002 de l’électricité, la Sonelgaz continue à réaliser des programmes de développement sur des périodes décennales. «Nous avons élaboré notre plan 2018-2028 qui consiste à développer l’ensemble des filiales de l’entreprise» a-t-il fait savoir.
Concernant la consommation d’électricité, le responsable a affirmé qu’elle a atteint en juillet 2018, une pointe de consommation de 13.676 mégawatts, ce qui nécessite un accompagnement en matière de production et de transport de l’électricité et de distribution de gaz.
Cela a nécessité aussi des volumes d’investissement en équipements de quelque 2.500 milliards de dinars jusqu’en 2028, à raison de 300 à 400 milliards de dinars/an.
S’explication sur l’origine des fonds nécessaires aux investissements de l’entreprise, M. Arkab a affirmé que la tarification actuelle de l’électricité, ne permet pas d’autofinancer les projets de la Sonelgaz, ce qui a poussé celle-ci à recourir à des prêts bancaires.
«Pour lancer des investissements, nous recourons à des prêts bancaires à longs termes accordés par la Banque nationale d’Algérie (BNA). Actuellement, nous avons eu un crédit long terme d’une valeur de 1600 milliards de dinars, qui est en cours de réalisation. Et nous au cours de cette année, nous avons réalisé plus de 1300 milliards de dinars comme cumul sur le crédit long terme» a indiqué M. Arkab.
Le PDG de la Sonelgaz a affirmé enfin, «qu’il faut appliquer le principe suivant: celui qui consomme plus, doit payer le prix réel de l’électricité».
Alger: Samir Hamiche