lundi , 9 décembre 2019

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La victoire de tous les dangers

Quand la plus grande démocratie au monde est dirigée par un homme qui ne reconnaît aucune vertu aux idéaux de cette démocratie, il ne faut pas s’étonner de voir le monde courir à sa perte, et les dictateurs et les dictatures se renforcer encore plus et sans aucune limite.
Donald Trump n’aime pas ce qu’il considère comme des races inférieures, donc, dangereuses et violentes. Ils n’aiment pas les musulmans et a interdit aux ressortissants de 7 pays d’entre eux d’entrer en territoires américains. Ils n’aiment pas les latinos américains et fait tout pour ériger son fameux mur aux frontières mexicaines. Ils n’aiment pas les noirs et surtout pas les politiques noirs et il en a clairement dit tout ce qu’il pensait du maire de Baltimore.
Et il aura fallu 31 morts et 51 blessés dans deux tueries en deux jours, pour qu’il daigne enfin condamner le «suprémacisme blanc». Il aura fallu donc un bilan plus lourd que les morts Gis en Afghanistan en deux ans, pour qu’il saisisse l’horreur qui se déroule dans son pays à cause de cette montée effrénée d’un racisme assumée et dont il a été, consciemment ou inconsciemment, le moteur.
Le président américain, n’a à aucun moment reconnu ses torts mais a voulu incomber toutes les responsabilités aux médias qui nourrissent selon lui le sentiment de rage aux USA. Il a même osé faire le lien entre la vente d’armes à feu et la réforme du système de l’immigration. Une approche surréaliste quand on sait que la plupart des victimes d’El Paso et de Dayton, sont issues de l’immigration et que leurs tueurs les ont ciblés à cause justement de leur origine.
L’Amérique de Trump va mal. Et même si l’économie ne s’est jamais aussi bien portée que depuis son arrivée aux affaires, tout le reste bouillonne et menace d’exploser. L’image même de cette grande démocratie dans le monde est des plus négatives, et tous les despotes du monde ne se sont jamais aussi bien portés que depuis que le mania de l’immobilier est entré dans le bureau ovale.
Les mouvements populistes qui fleurissent un peu partout dans le monde et qui ont le vent en poupe, ils doivent leur montée, en grande partie, au président américain, qui a fait de la détestation de l’autre son premier leitmotiv. Une stratégie qui lui a valu d’être là où il est aujourd’hui, lui comme les autres mouvements extrémistes en Europe et ailleurs, mais qui au final tous ensemble emmènent le monde vers sa perte et plusieurs pays vers l’implosion et des complications sociales qui se régleront dans la violence et dans le sang.

Par Abdelmadjid Blidi