mercredi , 21 novembre 2018
<span style='text-decoration: underline;'>Session criminelle de la Cour d'Oran</span>:<br><span style='color:red;'>L’affaire de l’assassinat de la petite Salsabil jugée dès l’ouverture</span>
© Agences

Session criminelle de la Cour d'Oran:
L’affaire de l’assassinat de la petite Salsabil jugée dès l’ouverture

L’affaire de l’assassinat de la petite victime Salsabil, tuée le 18 août dernier, sera jugée dés l’ouverture de la session criminelle de première instance et ce en date du 19 septembre prochain.

Une affaire qui a tenu en ébullition la rue oranaise, et qui une fois de plus, a mis l’accent sur la peine capitale qui a été scandée par les citoyens suite à ce double crime ,à savoir, l’attentat à la pudeur sur mineure de moins de 16 ans et homicide volontaire avec préméditation. Le 18 août 2018, la victime était sortie acheter du sucre pour sa mère mais n’était pas rentrée.
Il devait être 14h00 lorsque la plainte a été déposée au niveau de la 22e sûreté urbaine. Immédiatement, l’action publique a été déclenchée et le Parquet d’Oran a décidé d’ouvrir une enquête sur la disparition de la fillette née le 07.01.2011. Les parents ainsi que les voisins de la victime avaient pris part aux recherches. Mais la fillette restera introuvable. Lors de cette fouille, un jeune homme déclarera aux policiers avoir vu la petite Salsabil en compagnie d’un homme, au niveau de l’arrêt du bus de la ligne 11.
Ce mis en cause paraissait si soucieux que les enquêteurs eurent des soupçons.Ils insisteront alors pour connaître l’identité de cet homme et c’est ainsi que ce jeune né le 23.07.2000, âgé d’à peine 18 ans, craquera et reconnaîtra avoir tué la fillette. Il révélera le lieu où il s’était débarrassé du cadavre et mènera les policiers au niveau de Hai Echouhada, 760 logements. Et c’est l’horreur : La petite dépouille était dissimulée dans deux sacs poubelle. Selon les premières constatations, la dépouille était recroquevillée dans ces sacs. Interrogé, Kh.A passera aux aveux et racontera que se trouvant seul à la maison ce jour là, il avait appelé la jeune enfant  du haut du balcon du domicile familial. Il lui demandera de lui faire des courses. Confiante, elle acceptera et montera chez son voisin. En lui ouvrant la porte, il la fera entrer et abusera d’elle. Il précisera qu’il ne lui a fait subir que des actes contre nature superficiellement. Mais lorsqu’elle le menacera de tout divulguer à ses parents et commencera à crier, il dira avoir paniqué. «Et en tentant de la faire taire, insistera ce dernier, je l’ai étouffée. Je pensais qu’elle avait perdu simplement connaissance et j’ai tenté de la réveiller».Comprenant l’ampleur de son acte, il appellera son ami Ch.M, un vendeur de fruits et légumes. Ensemble, ils embarqueront la dépouille à bord du véhicule de ce dernier, un camion Chana pour se débarrasser du corps.
Confronté à ces faits, Ch.M niera tout de bloc mais lors de l’instruction et la confrontation des deux prévenus, Kh.A maintiendra toutes ses déclarations et chargera son complice. Le 19 de ce mois, après que la chambre d’accusation de la cour d’Oran ait renvoyé cette affaire devant le tribunal criminel, Kh.A devra répondre du grief d’homicide volontaire avec préméditation et attentat à la pudeur sur mineure de moins de 16 ans. Quant à Ch.M, il est accusé de complicité pour homicide volontaire avec préméditation.
Abdelkrim.F